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La RRQ sous le couperet libéral?

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Les membres du Parti libéral du Québec vont se prononcer ce week-end sur le report de l’âge d’admissibilité pour encaisser la pleine rente de la Régie des rentes du Québec (RRQ).

Les membres du Parti libéral du Québec vont se prononcer ce week-end sur le report de l’âge d’admissibilité pour encaisser la pleine rente de la Régie des rentes du Québec (RRQ).

L’âge d’admissibilité pour accéder actuellement à sa pleine rente de la RRQ est 65 ans. Vont-ils suggérer de l’augmenter à 67 ans, comme ce sera le cas pour la pension de la sécurité de la vieillesse à partir de 2023?

Pourquoi proposer un tel report de quelques années? Pour contrer la hausse des coûts qu’entraîne l’augmentation de l’espérance de vie des hommes et des femmes. Comme on vit plus longtemps, il est évident qu’on encaisse des prestations de la RRQ pendant plus d’années. Et cela se répercute inévitablement sur la réserve du régime.

À la fin de 2014, la réserve de la RRQ s’élevait à quelque 52 milliards de dollars.

QUEL EST LE PROBLÈME ?

Le régime a atteint l’étape où les cotisations annuelles au régime dépassent à peine le montant des prestations versées aux prestataires. En 2014, les cotisations se sont élevées à 12,7 milliards alors que les dépenses du régime atteignaient 12,4 milliards, soit 12,2 milliards de prestations, plus 161 millions de frais d’administration.

Avec le vieillissement de la population, les dépenses du régime devraient bientôt surpasser les cotisations versées par les employés et les employeurs.

Devant un tel resserrement entre les cotisations et les prestations, des leaders libéraux croient qu’il faudrait retarder l’âge d’admissibilité à la pleine rente de la RRQ, question de ralentir le rythme des sorties de fonds.

HAUSSER LES COTISATIONS ?

Au lieu d’augmenter l’âge d’admissibilité à 67 ans ou plus, l’autre solution pour contrer l’effet négatif de l’augmentation des prestations sur l’actif de la RRQ réside dans une autre hausse des cotisations.

La cotisation à la RRQ s’élève présentement à 10,5 % du maximum des gains admissibles (53 600 $ en 2015), soit une cotisation maximale de 5260 $ Cette cotisation est répartie également entre l’employé (5,25 %: maximum de 2630 $ ) et l’employeur (5,25 %: maximum de 2630 $).

Cette cotisation va grimper à 10,8 % en 2017.

Augmenter davantage la cotisation à la RRQ risque toutefois de devenir gênant. Je m’explique. Pour obtenir les mêmes avantages, les employeurs et employés qui contribuent au Régime de pension du Canada (RPC), le pendant fédéral de la RRQ, payent une cotisation de 9,9 %, soit 6 dixièmes de point de pourcentage de moins que nous au Québec.

La cotisation maximale au RPC est donc inférieure de 310 $ à la cotisation au RRQ. Et ce pour obtenir les mêmes avantages, soit une rente maximale de 12 780 $ par année.

Ah oui, il y a une troisième solution pour contrer l’impact négatif de la hausse de l’espérance de vie sur la cagnotte de la RRQ.

Laquelle? Réduire le montant des prestations!

Je crains sérieusement que le gouvernement en arrive là un moment donné.

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