/sports/others
Navigation

Accueillis en héros

L’arrivée du Grand Défi Pierre Lavoie attire des milliers de personnes

Le peloton, Denis Coderre et Pierre Lavoie en tête, à l’arrivée.
Photo Agence QMI, Joël lemay Le peloton, Denis Coderre et Pierre Lavoie en tête, à l’arrivée.

Coup d'oeil sur cet article

La septième édition du 1000 km du Grand Défi Pierre Lavoie s’est terminée de façon grandiose, hier, au quai Jacques-Cartier dans le Vieux-Montréal.

Plusieurs milliers de personnes sont venues accueillir le peloton de cyclistes qui a parcouru une bonne partie du Québec depuis jeudi, à partir de La Baie, au Saguenay. Durant plus de trois jours, ils ont pédalé pour une cause: les saines habitudes de vie.

Les décideurs présents

En plus des cyclistes unis par le mouvement, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, François Blais, ainsi que la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, étaient sur place.

Selon l’instigateur du Grand Défi, la présence de ces personnes veut dire beaucoup.

«Tu as le ministre de l’Éducation qui se déplace et tu as la ministre de la Santé publique qui vient pédaler avec nous, ce n’est pas rien», a indiqué Pierre Lavoie, une fois de plus accueilli en héros partout où il est passé tout au long du week-end.

«Il y a quelque chose qui se passe, a-t-il ajouté. Le Grand Défi grandit bien, et il grandit avec des gens qui veulent apporter leur contribution. Ça veut dire qu’on a un pouvoir d’influence pour être capables de nourrir le mouvement et de le faire grandir.»

Dans le même sens, Pierre Lavoie a indiqué que le mouvement des saines habitudes ne doit pas partir de lui, mais bien d’une population entière.

«Le Grand Défi, il faut que les gens se l’approprient, c’est-à-dire que ça ne doit pas être l’affaire d’un seul homme. On voit que tout le monde embarque, et c’est exactement ce que j’ai vu en fin de semaine», a indiqué l’athlète de La Baie.

Coderre de la partie

Le maire de Montréal Denis Coderre a décidé d’enfourcher son vélo et de rouler la vingtaine de kilomètres entre Brossard et Montréal.

«L’an dernier, j’avais fait partie du discours final, mais c’était important pour moi d’en faire plus, a indiqué le premier magistrat montréalais. Ce qu’on voit actuellement, c’est une prise en main, tant personnelle que collective. Chaque fois qu’on fait de la prévention, on économise de l’argent et on a un ministère qui va s’occuper de la prévention au lieu de la maladie dans le futur. C’est dans ce sens qu’il faut travailler.»


Avec Bouge ta vie, Brossard fait sa part

Pierre Lavoie en compagnie du chef du PQ, Pierre Karl Péladeau.
Photo Agence QMI, Joël lemay
Pierre Lavoie en compagnie du chef du PQ, Pierre Karl Péladeau.
Hôte de l’arrivée des cyclistes avant la dernière étape menant à Montréal, la Ville de Brossard a fait les choses en grand pour faire bouger ses citoyens.

La toute première édition de la journée Bouge ta vie s’est tenue au parc Poly-aréna. Plusieurs nouveaux sports étaient présentés aux jeunes, en plus de plusieurs kiosques d’information sur la santé. Le groupe Les trois accords a même offert une prestation.

«On travaille avec deux écoles de notre secteur, et, l’an dernier, on leur avait donné 8000 $ pour améliorer leurs installations sportives, a expliqué le maire de Brossard, Paul Leduc. En tenant cette activité, on voulait également profiter de l’arrivée des cyclistes pour attirer la population.»

Habitués et néophytes

Partenaire majeur du Grand Défi Pierre Lavoie, Québecor comptait dans ses rangs différents types de cyclistes.

Si l’animatrice de nouvelles Julie Marcoux et le comédien Sébastien Delorme étaient plus dégourdis, Josée Lavigueur en était à ses premiers pas en tant que cycliste.

Synonyme de bonne forme physique, celle qui a été surnommée «la petite recrue» par ses coéquipiers a vécu une première au cours du week-end.

«Je suis la non-cycliste du groupe et j’ai vécu une aventure extraordinaire avec des collègues à la puissance étonnante, a-t-elle réagi. La mission de Pierre Lavoie, c’est le même désir que j’ai depuis 15 ans. De voir un mouvement comme ça, ça me rejoint. Pierre et moi sommes totalement sur la même longueur d’onde.»

Pas le temps de dormir

«Mine de rien, le Québec est en train de changer, a observé Julie Marcoux. Je vois de plus en plus de cyclistes, de coureurs, de gens qui font des marathons, etc. Ils ont compris qu’ils devaient faire un minimum d’activité physique pour vivre plus longtemps et ne pas se retrouver à l’hôpital.»

La chef d’antenne à LCN a également fait savoir que la principale difficulté du Grand Défi Pierre Lavoie était le manque de sommeil, alors que le rythme effréné du week-end est unique en son genre.


Les municipalités embarquent

Après les écoles, la population en général et tout récemment les médecins de famille, voilà que les municipalités du Québec se joignent au Grand Défi Pierre Lavoie.

Une annonce a été faite hier à Sainte-Julie par la présidente de l’Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, à savoir que les villes du Québec allaient faire des accréditations afin de se doter d’environnements favorables dans le but de faire bouger leurs citoyens.

«Quand on fait des ententes avec le Grand Défi, on ne fait pas que parler; on pose des gestes, a lancé Pierre Lavoie. En faisant grandir ce genre de mouvement, c’est de cette façon qu’on va réussir à changer notre société.»

3650 jeunes récompensés

Depuis samedi après-midi, 17 écoles, plus une autre élue coup de cœur, se sont réunies à la Place Bonaventure de Montréal, dans le cadre de La Grande récompense.

En plus de différentes activités lors de la première journée, les 3650 jeunes et 750 accompagnateurs des écoles primaires de la région ont également passé la journée d’hier à La Ronde.

Immédiatement après La Boucle de samedi, Pierre Lavoie a fait un court passage à Montréal pour saluer les jeunes. Il était de retour en soirée pour prendre le départ à Sainte-Croix avec les autres cyclistes du 1000 km.

«Les jeunes sont la pierre angulaire du mouvement, donc c’était important pour Pierre d’aller faire une petite incursion», a fait savoir la directrice des communications du Grand Défi, Stéphanie Charrette.