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Un policier coupable veut rester en poste

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TROIS-RIVIÈRES | Un policier désire garder son travail, même s’il a été trouvé coupable d’importation de stéroïdes.

Le policier Denis Jalbert souhaite obtenir une absolution inconditionnelle pour ne pas avoir de casier judiciaire et ainsi avoir encore une chance de conserver son emploi à la Sûreté du Québec. La Couronne exige 2000$ d’amende et un casier judiciaire.

L’homme s’est fait prendre la main dans le sac en 2013 par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) pour l’importation de 1505 comprimés de stéroïdes et de 45 fioles d’un produit dérivé en provenance de la Thaïlande.

Après avoir intercepté les deux enveloppes de stupéfiants au poste frontalier de Vancouver, la GRC avait remplacé les comprimés par des bonbons et avait muni l’enveloppe d’un dispositif qui tachait les mains à son ouverture. Les enquêteurs ont ensuite surveillé l’homme, jusqu’à ce qu’ils puissent le surprendre les mains tachées d’encre en poudre, alors qu’il venait de jeter dans la neige un des sacs de bonbons. Après son arrestation, des stéroïdes avaient également été saisis chez lui.

Selon l’accusé, les stéroïdes pouvaient l’aider à se guérir plus rapidement d’une intervention chirurgicale au bras gauche, en plus de lui permettre d’augmenter sa masse musculaire.

Sauvé deux vies

L’avocate de la défense Nadine Touma a souligné que son client était un bon policier qui avait sauvé deux vies sur le pont Laviolette en 2002. L’homme était alors intervenu auprès d’une femme en crise qui voulait mettre fin à ses jours accompagnée de son fils de cinq ans. Il était parvenu à éviter le pire et avait reçu à ce moment les félicitations de la Sûreté du Québec pour acte méritoire.

Le juge a pris la cause en délibéré et rendra une décision au cours des prochaines semaines.