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10 choses à retenir du Sommet

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L’industrie forestière a été au cœur du grand Sommet économique régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean tenu hier. Le maire d’Alma, de nombreux élus et des gens d’affaires ont lancé un cri du cœur commun pour la sauver. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour que le premier ministre annonce la conclusion d’une entente imminente entre les Premières Nations et Québec qui permettrait à Résolu de retrouver les deux normes FSC que la multinationale a perdues et qui fragilise cette industrie. Voici 10 choses à retenir du Sommet.

 

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1 Des milliers $ pour l’agriculture

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L’agriculture de la région devra se repositionner. Pour y arriver, le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, a annoncé la mise en place d’une bleuetière de recherche d’une superficie de 50 hectares. On a confirmé une subvention de 170 800 $ à AgroBoréal pour créer une chaîne de valeur agricole de la gourgane. La région a aussi obtenu 50 000 $ pour des projets de recherche. Enfin, Québec a confirmé que la région est en tête de liste pour obtenir sa part du gâteau d’un montant de 9 M$ sur trois ans, disponible depuis le 1er juin, pour le déploiement d’une stratégie de croissance du secteur biologique. Ce sont 66 producteurs et 20 transformateurs qui pourraient en bénéficier.

2 Mines : maximiser les retombées

Les grands projets miniers comme Arianne Phosphate ou encore Métaux BlackRock ont décidé de s’associer à la création d’un groupe de travail dont le mandat est de maximiser les retombées économiques dans la région. Des centaines de millions de dollars sont en jeu, et les élus ont confirmé leur intention de collaborer pour que les entrepreneurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean obtiennent leur part du gâteau.

3 Les activistes au banc des accusés

Unanimement, les intervenants ont dénoncé «la menace d’intimidation des activistes» qui ajoute de la pression et place l’industrie forestière de la région en péril. Un fonds d’investissement pour soutenir des projets innovants en 2e et 3e transformation est mis en place par Québec pour soutenir l’industrie forestière. Philippe Couillard a confirmé qu’une entente est imminente entre les Premières Nations et Québec, ce qui pourrait permettre à Résolu de récupérer les normes FSC du Lac-Saint-Jean que l’entreprise a perdu. «Je peux vous confirmer qu’on voit se dessiner une entente qui va préserver l’activité économique».

4 Tourisme : il faut faire plus et mieux

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Le message est clair: il faut faire plus et mieux. Les attraits touristiques de la région affirment ressentir davantage l’effet de la concurrence internationale. Les «majeurs» de l’industrie sont invités à se concerter davantage pour faire face à l’offre sans cesse grandissante. La taxe sur l’hébergement fait partie de la solution et elle sera conservée, a assuré le premier ministre. La ministre de Tourisme Québec, Dominique Vien, a confirmé au Créneau Tourisme d’aventure et écotourisme une aide de fonctionnement de 300 000 $ pour développer le tourisme d’aventure et l’agrotourisme.

5 Place aux drones

L’autoroute de l’informatique est terminée, il faut maintenant l’emprunter. Philippe Couillard s’est dit intéressé par les drones et ce qu’il est possible de faire avec eux. «Les feux de forêt, l’agriculture et le sauvetage ont davantage besoin des services de cette nouvelle technologie. Il y a ici un potentiel de transformer notre monde comme l’imprimerie et internet l’ont fait».

6 Une nouvelle «filière fourrure»

Québec ira de l’avant dans la mise en place d’une nouvelle «filière fourrure». «La renaissance dans notre région de la filière fourrure boréale me plaît beaucoup», a commenté Philippe Couillard. Il a confirmé la décision de Québec d’aider au financement d’une usine de tannage à grande échelle, à Normandin. Le projet implique les Premières Nations, le Cégep de Saint-Félicien et les MRC de la région. «Il s’agit d’un potentiel considérable qui va au-delà du folklore et des histoires des coureurs des bois. On a devant nous une industrie qui va renaître».

7 Les manifestants se font voir

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Le Sommet a fait la part belle aux annonces, mais il a aussi permis aux manifestants de se faire voir et entendre. Des manifestants du groupe du Sommet des oubliés et des lockoutés de l’automobile se sont fait voir pacifiquement. Toutefois, une enquête a été ouverte pour des dommages commis aux véhicules d’un concessionnaire, Alma Nissan, qui a reçu la visite des lockoutés. Le directeur général d’Alma Nissan, Stéphane Doré, pense qu’une dizaine d’individus faisant partie du groupe de lockoutés seraient à l’origine d’importantes égratignures qui ont endommagé douze véhicules neufs. «Nous ne faisons pas partie du groupe des concessionnaires en lockout. Ce sont des gestes gratuits», a-t-il commenté.

8   Transport : la concertation doit faire place à l’action
 
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Sur l’accessibilité du réseau de transport ferroviaire des marchandises, le maire de Saguenay Jean Tremblay s’est dit «tanné» des discours à saveur de concertation. «Qu’on commence tout de suite plutôt que de se concerter», a exprimé le maire. Philippe Couillard a quant à lui parlé de la création d’une table de «concertraction».

9   Un «traité» ça presse

Le chef des Pekuakamiulnuatsh Takuhikan Gilbert Dominique a lancé un avertissement à Québec. «Ça n’a pas de bon sens. Ça fait 35 ans qu’on négocie et on a investi 45 M$ dans ces négociations. Si on n’arrive pas à la conclusion d’une entente négociée, il pourrait y avoir un mandat d’affirmation qui serait confié au leadership politique des Pekuakamiulnuatsh. On a tout intérêt à mettre tous les efforts pour en arriver à la signature d’un traité».

­­Présent sur place, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a confirmé que le plus beau cadeau qu’on pourrait donner à la région serait d’en arriver à la signature d’un traité avec les Innus.

10   Stimuler l’entrepreneuriat

Philippe Couillard confirme l’intention de son gouvernement de renouveler son soutien aux tables entrepreneuriales. Il affirme que Québec a une volonté de réduire le fardeau administratif des entreprises pour le rendre semblable à celui de l’Ontario. Des mesures fiscales «plus justes» pour favoriser la vente apparentée seront mises de l’avant.