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Les Québécoises sont prêtes à s’engager dans une relation

Antoine Monnier, président de l’agence CQMI, considère que les femmes slaves ont des valeurs plus traditionnelles.
Photo Le journal de Montréal, Marie-Ève Dumont Antoine Monnier, président de l’agence CQMI, considère que les femmes slaves ont des valeurs plus traditionnelles.

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Les femmes québécoises n’ont pas peur de l’engagement contrairement à ce qu’affirmait mercredi un homme prêt à aller en Ukraine pour trouver sa future épouse, estiment des experts.

Les femmes québécoises n’ont pas peur de l’engagement contrairement à ce qu’affirmait mercredi un homme prêt à aller en Ukraine pour trouver sa future épouse, estiment des experts.

«Les gens se marient moins, mais ils ne sont pas moins engagés dans leur relation de couple pour autant», soutient Hélène Belleau, professeure en sociologie à l’Université de Montréal.

L’engagement prend simplement d’autres formes, selon la spécialiste de la famille et du couple.

«Il y a des femmes qui ont peut-être peur d’être tenues pour acquises en se mariant ou ça leur fait trop penser au rôle traditionnel. Mais elles s’engagent tout autant en achetant une maison ou en fondant une famille», ajoute Mme Belleau.

Pas de chance

Le Journal rapportait mercredi que Maxime, un jeune professionnel de 30 ans, s’est tourné vers le Centre québécois des mariages internationaux (CQMI), dirigé par Antoine Monnier, afin de rencontrer des femmes en Ukraine puisqu’il n’était pas en mesure de trouver des filles sérieuses au Québec.

<b> Maxime</b> <br />
Client CQMI
Photo courtoisie
Maxime
Client CQMI

«Il n’est simplement pas tombé sur les bonnes personnes», laisse tomber Sylvie Lavallée, sexologue et psychothérapeute. Il y a des femmes déçues de leurs relations qui décident de ne plus s’engager, mais il y en a aussi énormément qui ne demandent qu’à trouver un homme stable pour elles».

<b>Sylvie Lavallée</b>, sexologue
Photo d'archives
Sylvie Lavallée, sexologue

«Les femmes cherchent un partenaire», renchérit Tania Muzik, psychologue et sexologue clinicienne. Elles ne veulent pas tenir le rôle de femmes au foyer, elles veulent partager les tâches. Elles ont besoin d’indépendance».

Une équipe

Mais la volonté de la femme québécoise d’avoir une plus grande liberté ne doit pas entrer en contradiction avec ce que les hommes recherchent, estime Mme Lavallée.

«Je trouve ça dommage parce que les hommes ont tout à gagner à ce que ce soit égalitaire. Les deux travaillent au même titre autant dans leur emploi qu’avec les enfants ou à la maison. Il n’y a pas de compétition, il y a une coopération, un couple doit être une équipe», stipule-t-elle.


Mettre plus d’efforts dans le couple

Une jeune Montréalaise veut rencontrer Maxime pour le convaincre que les Québécoises sont capables d’engagement et partagent des valeurs plus traditionnelles.

«J'aimerais lui montrer que les Québécoises ne sont pas toutes les mêmes et que certaines cherchent la même chose que lui, et ne trouvent pas non plus», mentionne Marie-Pier, qui a préféré taire son nom de famille pour éviter des problèmes à son travail.

<b> Marie-Pier</b> <br />
Étudiante en psychologie
Photo Le journal de Montréal, Marie-Ève Dumont
Marie-Pier
Étudiante en psychologie

La jeune femme âgée de 24 ans ne croit pas que les femmes doivent retourner à la maison et que les hommes redeviennent les pourvoyeurs, mais elle considère que les gens d’aujourd’hui auraient avantage à mettre les efforts nécessaires pour faire perdurer leurs relations amoureuses.

«J’ai l’impression que les gens ne travaillent plus pour leur couple. Quand ce n’est pas parfait, on n’essaie pas de corriger ce qui cloche, on commence tout de suite à regarder ailleurs et on passe à un autre. On laisse tout de suite tomber», insiste celle qui voudrait avoir trois enfants.

Tout, tout de suite

L’étudiante en psychologie considère que cette mentalité vient peut-être de la société de consommation qui nous pousse à toujours acheter plus, ce qui nous laisse croire qu’on trouvera toujours mieux ailleurs.

«On veut le dernier iPhone, on veut tout, tout de suite. On est trop habitués à acheter, utiliser, jeter. Les relations amoureuses devraient être construites lentement. On va trop vite et on se trompe», conclut-elle.