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Un témoin évite des accusations de parjure

<b> Gilles Cloutier</b> <br />
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Photo d'archives Gilles Cloutier
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L’ancien organisateur politique Gilles Cloutier, arrêté en septembre dernier parce qu’on le soupçonnait d'avoir menti devant la commission Charbonneau, va finalement éviter des accusations de parjure, a appris Le Journal.

L’ancien organisateur politique Gilles Cloutier, arrêté en septembre dernier parce qu’on le soupçonnait d'avoir menti devant la commission Charbonneau, va finalement éviter des accusations de parjure, a appris Le Journal.

Selon nos informations, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a refusé d’autoriser des accusations à la suite de l’enquête de la Sûreté du Québec concernant les déclarations du coloré personnage. Le dossier est maintenant clos.

En mai 2013, Cloutier, 75 ans, avait menti sous serment devant la juge Charbonneau en affirmant qu’il était propriétaire d’une maison dans Charlevoix, qu’il se vantait d’avoir achetée pour 200 000 $ puis revendue pour le double.

Le Journal avait alors révélé qu'il n'était que simple locataire, ce qui avait forcé le témoin à s'excuser publiquement.

Quinze allégations

Ce n’est qu’en janvier dernier, lors du procès pour fraude de l’ex-maire de Boisbriand Robert Poirier et de l’ex-VP de Roche France Michaud, qu’on a appris que Cloutier avait été arrêté à l’automne 2014. Il avait alors fourni une déclaration de cinq heures aux policiers, mais n’avait pas été accusé immédiatement.

Ce ne sont pas moins de 15 allégations de parjure qui étaient sous la loupe des enquêteurs, et qui n'auront finalement pas de suite.

Mercredi, un porte-parole du DPCP n’était pas en mesure de commenter l’affaire.

Soupçons embêtants

Les soupçons de parjure qui entachaient la crédibilité de Gilles Cloutier étaient bien embêtants pour les procureurs de la Couronne dans le dossier Boisbriand, puisqu’ils avaient fait de l’ex-organisateur politique leur témoin principal.

De même, une grande partie de la preuve présentée à la commission Charbonneau, concernant le financement politique illégal, était basée sur les récits de Cloutier.

Dans une histoire digne d’un film, il avait notamment raconté aux commissaires avoir été obligé, sous la menace d’un fusil, d'échanger sa maison au membre en règle des Hells Angels Denis «pas fiable» Houle.

- Avec la collaboration d’Éric Thibault.