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Un handicapé relève le défi de la Spartan Race

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Atteint d’un sévère handicap, un jeune sportif de 16 ans a prouvé qu’il n’y avait rien à son épreuve hier, en franchissant la ligne d’arrivée de la périlleuse Spartan Race au Massif de Charlevoix.

Né avec une malformation congénitale à la main et au pied droits, Jeffrey Beausoleil réalisait «un rêve» en participant à cette course à obstacles dans la boue.

«Les montées ont été un peu plus difficiles puisque c’était très glissant», a affirmé le jeune homme originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Inexplicable

«Les docteurs n’ont trouvé aucune explication à ma situation. J’ai toujours dit à mes parents qu’ils avaient gagné à la loterie!» a lancé le jeune athlète, pour qui «rien n’est impossible».

«J’ai une prothèse pour ma jambe, mais je n’en ai pas pour ma main, pas pour le sport», a expliqué celui qui était aidé de trois amis pour réaliser le difficile parcours.

«Je peux tout faire sauf les obstacles où ça prend les deux mains, comme le grimpe-singe ou la traversée sur barreaux», a-t-il ajouté, planifiant déjà ses deux prochaines Spartan Race à Ottawa et Toronto en juillet, pour lesquelles il s’entraîne de trois à quatre fois par semaine.

«Pendant la course, tu te demandes pourquoi tu fais ça, mais quand tu arrives à la fin, tu es heureux. C’est malade!» lançait le jeune homme, qui a accompli la course en un peu plus de trois heures.

Surmonter les obstacles

Pour Jeffrey, aucun obstacle n’est insurmontable. «Je veux aussi passer le message que, dans la vie, il y aura toujours des obstacles à surmonter, que tu sois petit, grand, gros, mince, qu’il te manque une main ou un pied», a-t-il mentionné, en ajoutant qu’il «s’adapte à sa façon».

«Je cours pour me surpasser. Je veux prouver à ma famille et à mes amis que je suis capable de tout faire», a indiqué le coureur.

Pour les enfants

Lors de ses courses, le jeune athlète amasse des dons pour l’hôpital Shriners pour enfants de Montréal, offrant des soins orthopédiques pédiatriques ultraspécialisés pour des maladies complexes. «L’hôpital est une grande partie de ma vie. J’y suis suivi depuis que j’ai sept mois», a-t-il indiqué.

 

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