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Impossible d’y résister

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Musique et humour ont rarement fait aussi bon ménage qu’avec la nouvelle production québécoise de Grease. Une grande dose de bonne humeur, malgré quelques petits accrochages.

L’histoire, on la connaît par cœur. Après une idylle qui aura duré le temps d’un été, Danny et Sandy se quittent, mais se retrouvent à la rentrée des classes. Danny est alors tiraillé entre sa réputation de bad boy et ses sentiments pour Sandy.

La vraie star de Grease, c’est bien évidemment Annie Villeneuve. La jolie blonde a le look, la voix et le talent tout désignés pour faire honneur au personnage de Sandy.

Manque de prestance

On ne peut toutefois pas en en dire autant de Jason Roy-Léveillée. Il s’en tire très bien vocalement, mais il n’a malheureusement pas le «oumpf» et la prestance qu’on associe au personnage de Danny Zucco, surtout quand on pense à l’interprétation qu’en avait faite John Travolta. Parions tout de même qu’il gagnera au cours de l’été l’assurance et l’expérience qui lui permettront de rectifier le tir et de nous impressionner.

Du côté des rôles masculins, soulignons le travail impeccable de Philippe Touzel qui tire véritablement son épingle du jeu dans le rôle de Kenickie. Une autre mention spéciale se doit d’être donnée à un Gardy Fury absolument phénoménal, mais malheureusement sous-utilisé.

Alors que plusieurs chansons sont offertes dans leur version originale anglaise, quelques titres ont été traduits pour cette nouvelle relecture. Dans bien des cas, la version française fonctionne moins bien, mais dans des cas comme Grease Lightning, on pardonne vite ces écarts grâce à des chorégraphies rendues particulièrement impressionnantes par la présence de danseurs acrobates.

Somme toute, difficile de résister au charme de Grease, qui nous laisse avec un sourire bien estampé sur le visage longtemps après la tombée du rideau.


La comédie musicale Grease est présentée au Théâtre St-Denis jusqu’au 1er août.