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18 mois de prison pour ne pas avoir sauvé sa fille

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Saint-Hyacinthe | Une mère de famille passera les 18 prochains mois en prison pour avoir laissé son conjoint enrouler leur fillette de 17 mois dans une douillette de la Fée Clochette.

Ce geste a causé des lésions neurologiques permanentes à l’enfant qui a souffert d’un coup de chaleur. La fillette était en convulsions et combattait une forte fièvre à son arrivée à l’hôpital.

Le manque d’oxygène et la déshydratation l’ont laissée dans un état neurovégétatif et lourdement handicapée.

La mère, dont on ne peut dévoiler l’identité, a plaidé coupable de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles irréversibles à sa jeune enfant.

En raison de sa fragilité émotionnelle et de sa jeunesse au moment des faits survenus le 3 janvier 2011, la partie défenderesse demandait une peine d’emprisonnement de neuf à douze mois à purger dans la collectivité.

Cette requête a toutefois été écartée par le juge Marc-Nicolas Foucault, de la Cour du Québec.

Passivité

Il a expliqué son jugement par la passivité dont a fait preuve la jeune mère qui n’est guère intervenue auprès de son conjoint malgré son désac­cord avec les gestes posés par ce dernier.

La fillette était enroulée à plat ventre dans la douillette à proximité d’une source de chaleur puisque celle-ci refusait de dormir.

Les jeunes parents avaient d’ailleurs vaqué à leurs occupations habituelles pendant plusieurs heures avant de se présenter aux urgences, malgré la détérioration évidente de l’état de santé du premier enfant du jeune couple.

Et cela même si la fille aînée du conjoint, alors âgée de seulement trois ans, s’était rendu compte que sa petite sœur n’allait pas bien du tout.

La jeune victime, maintenant âgée de cinq ans, est incapable de manger par elle-même ou de tenir la tête droite, en raison de lésions neurologiques permanentes.

Sentence du père

Le père de famille en question devra quant à lui revenir devant les tribunaux le 18 septembre prochain.

Il déménagera dans les prochains jours chez sa mère afin de l’épauler puisque son conjoint est décédé en janvier dernier.

Il a plaidé coupable à une accusation de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles.