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Il veut trouver le remède miracle contre la douleur

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Photo Courtoisie Philippe Sarret, directeur du Réseau québécois de recherche sur la douleur à l’Université de Sherbrooke

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SHERBROOKE | Un chercheur de l’Estrie est confiant de mettre au point un remède aussi efficace que la morphine contre la douleur, mais sans les effets secondaires.

Les travaux de Philippe Sarret, directeur du Réseau québécois de recherche sur la douleur à l’Université de Sherbrooke, devraient révolutionner le monde de la médication antidouleur lorsqu’ils seront rendus à terme. L’utilisation de la morphine et de ses dérivés, les opiacés, employés depuis 1804, sera alors dépassée.

Fini les effets secondaires

La morphine est efficace contre la douleur, sauf qu’elle vient avec son lot d’effets secondaires, comme la constipation, des nausées et de la somnolence, une dépendance à long terme et même parfois une détresse respiratoire.

Le produit développé par le professeur Sarret et son équipe est un analgésique qui influerait directement sur le cerveau et, pris à plus petites doses, entraînerait également moins d’effets secondaires.

La douleur est enregistrée par le système nerveux central et la moelle épinière. Ses recherches visent à contourner la barrière hématoencéphalique, une barrière psychologique qui est en quelque sorte un frein à l’efficacité des médicaments.

Selon M. Sarret, le nouveau médicament du futur pourrait être accessible d’ici dix ans environ.

Engouement

Ce médicament est attendu par les spécialistes de la douleur qui doivent contrôler des cas de maladies chroniques, musculaires et le cancer.

Le clinicien et anesthésiste du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Dr Jocelyn Pelletier, l’attend avec intérêt. «L’arsenal de base est un peu dépassé quant à moi, à l’occasion, c’est un peu comme un pansement sur un bobo.»

Il ajoute qu’il y a toujours la crainte d’une dépendance à la morphine et même une tolérance obligeant le médecin à augmenter les doses prescrites.

Les recherches du professeur Sarret sont actuellement à l’étape préclinique. «On travaille essentiellement sur des molécules non morphiniques et parmi certaines qu’on développe, certaines sont déjà prometteuses», confie-t-il.

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