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Martin St-Louis annonce sa retraite

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L’attaquant québécois Martin St-Louis a annoncé sa retraite du hockey professionnel, jeudi.

Âgé de 40 ans, St-Louis termine sa carrière avec un impressionnant total de 1033 points en 1134 rencontres disputées dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Il a également inscrit 90 points en 107 matchs éliminatoires.

«J’ai été privilégié de jouer pendant 16 ans dans la LNH, ce fut une aventure fantastique, a-t-il commenté par le biais du compte Twitter des Rangers de New York, avec qui il a récolté 54 points, dont 21 filets, en 74 parties la saison dernière.

«Je voudrais aussi remercier les organisations du Lightning de Tampa Bay et des Rangers ainsi que leurs propriétaires qui m’ont donné la chance de pratiquer le sport que j’aime pendant plusieurs années», a ajouté St-Louis dans un communiqué.

«Je n’aurais jamais pu jouer aussi longtemps ou accomplir autant de choses sans l’amour inconditionnel et le support de ma femme Heather, de nos trois garçons, Ryan, Lucas et Mason, et de mes parents.»

 

Trophées et honneurs

Véritable inspiration pour les hockeyeurs au petit gabarit, l’athlète de 5 pi et 8 po a connu une carrière couronnée de succès même s’il n’a jamais été repêché. Il a notamment remporté le trophée Art-Ross, remis au meilleur pointeur de la LNH, à l’issue des saisons 2003-2004 et 2012-2013.

«J’ai dédié ma vie à devenir le meilleur joueur possible et maintenant je veux me dédier à mes trois garçons, a-t-il poursuivi. J’aborde avec joie ce nouveau chapitre de ma vie et ce temps que je pourrai passer avec ma famille.»

Le joueur originaire de Laval a d’abord joué avec les Flames de Calgary, qui lui ont offert un contrat après un séjour à l’Université du Vermont et une saison dans la Ligue internationale. Il a aussi porté les couleurs du Lightning et des Rangers. Il a soulevé la coupe Stanley avec Tampa Bay, en 2004.

Parmi les autres honneurs individuels, St-Louis a aussi gagné le trophée Hart, remis au joueur le plus utile, et le trophée Lester-B.-Pearson (aujourd’hui le Ted Lindsay), décerné au meilleur joueur élu par ses pairs, en 2004.

À trois occasions, il a obtenu le trophée Lady-Byng, soulignant ses qualités de gentilhomme, soit en 2010, 2011 et 2013.

Au cours de sa carrière, Marty a participé à sept matchs des étoiles de la LNH. Il a aussi remporté l’or olympique en 2014, en plus d’être sacré champion du monde en 10 ans plus tôt.

 

Quelques statistiques

  • Né à Laval le 18 juin 1975
  • 5 pi et 8 po et 180 lb
  • 11 saisons de plus de 20 buts
  • 6 campagnes d’au moins 30 filets
  • Meilleure saison en 2006-2007 (43 buts, 59 aides, 102 points)
  • Totaux dans la LNH: 1134 matchs, 391 buts, 642 aides, 1033 points, +37, 310 minutes de pénalités, 101 filets en avantage numérique, 29 buts en infériorité, 2884 tirs
  • En séries: 107 matchs, 42 buts, 48 aides, 90 points, +1, 43 minutes de punition,13 filets en avantage numérique, 3 buts en infériorité, 252 tirs
  • Avec Équipe Canada: 35 duels, 10 buts, 22 aides, 32 points
 

Huit moments marquants de la carrière de Martin St-Louis

1. L’athlète originaire de Laval a connu une carrière retentissante au niveau universitaire avec les Catamounts de l’Université du Vermont, de 1993 à 1997. En quatre saisons au sein de la NCAA, le petit attaquant a été nommé deux fois pour l’obtention du trophée Hobey-Baker, remis au meilleur joueur du circuit universitaire américain. Aux côtés de son ami Éric Perrin, il a inscrit 267 points en 139 matchs, un record de l’institution qui tient toujours.

2. Malgré ses succès à l’université, St-Louis a été ignoré par toutes les équipes au repêchage de la Ligue nationale de hockey. Après avoir brillé dans la défunte Ligue internationale, le Québécois a finalement attiré l’attention des Flames de Calgary, qui lui offert un contrat des ligues mineures en 1998.

3. Incapable de percer la formation à Calgary, St-Louis a été libéré en 2000 pour s’entendre quelques mois plus tard avec le Lightning de Tampa Bay. Après une première campagne encourageante (40 points en 78 rencontres), c’est finalement en 2002-2003 qu’il se hisse parmi les meneurs offensifs de la Ligue nationale avec 70 points, dont 33 buts.

4. Lors de la saison suivante, St-Louis s’est établi parmi l’élite de la LNH. Ses 94 points lui ont valu un premier trophée Art-Ross, tandis qu’en compagnie des Brad Richards et Vincent Lecavalier, il a mené le Lightning à la conquête de la coupe Stanley. Il a également mis la main sur le trophée Hart et Lester-B.-Pearson au terme de la saison.

5. Véritable homme de fer du Lightning, St-Louis a maintenu une production offensive aux alentours d’un point par match lors des campagnes subséquentes. Il a d’ailleurs mérité un second trophée Art-Ross en 2013, après la saison écourtée par le lock-out, à l’âge vénérable de 37 ans. Entre-temps, il a également obtenu trois fois le Lady-Bing pour ses qualités de gentilhomme.

6. Après 13 saisons à Tampa Bay, St-Louis a été échangé aux Rangers de New York le 5 mars 2014. Quelques mois plus tôt, le directeur général de l’équipe olympique canadienne Steve Yzerman, qui était également son DG en Floride, l’avait ignoré en vue des Jeux olympiques de Sotchi. Il a finalement aidé le Canada à remporter l’or en remplacement de son coéquipier Steven Stamkos, blessé à une jambe.

7. Après des débuts boiteux avec les Rangers (un seul but en 19 matchs), St-Louis est parvenu à guider son équipe jusqu’en finale de la Coupe Stanley. Rassemblés autour du vétéran, qui a perdu sa mère durant les séries éliminatoires, les Blueshirts ont éliminé successivement les Flyers de Philadelphie, les Penguins de Pittsburgh et le Canadien, avant de s’incliner contre les Kings de Los Angeles.

8. Le 2 juillet 2015, après une dernière saison honorable de 52 points en 74 rencontres, le rapide attaquant annonce sa retraite. Il se retire avec 1033 points en 1134 parties dans la LNH et une place quasi assurée au Temple de la renommée du hockey.

 

 

Brèves

Pavel Datsyuk, Red Wings de Detroit

Photo d'archives

«Félicitations à Martin St-Louis! Un excellent joueur, une carrière phénoménale! Merci de me laisser le champ libre pour gagner le trophée Lady-Byng à l’avenir!»

Mats Zuccarello, Rangers de New York

Photo d'archives

«J’ai été chanceux de pouvoir évoluer aux côtés de mon idole Martin St-Louis et je vais m’ennuyer de toi, car je serai maintenant le plus petit joueur de l’équipe! #Légende #TempledelaRenommée»

 

Cam Atkinson, Blue Jackets de Columbus

«Bravo à l’idole de la ma jeunesse et à une bonne personne pour son incroyable carrière. Il m’a enseigné beaucoup de choses sur la glace et à l’extérieur.»

Victor Hedman, Lightning de Tampa Bay

Photo d'archives

«Félicitations à Martin St-Louis pour sa fantastique carrière. Une personne extraordinaire. Je suis honoré d’avoir eu l’opportunité de jouer avec toi et d’apprendre de toi. #TempledelaRenommée.»