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De la lecture pour lutter contre le décrochage

Le ministre veut améliorer les compétences des élèves

Étudiant
Photo Didier Debusschère

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Pour lutter contre le décrochage scolaire, le ministre de l’Éducation, François Blais, veut améliorer les compétences des élèves québécois en lecture et s’assurer qu’ils mettent le nez dans un livre au moins 15 minutes par jour à l’école.

«La littératie est un assez bon prédicteur de succès scolaire. On sait que nos élèves performent très bien en mathématiques, mais performent moins bien en littératie. C’est là où il faut mettre des efforts. J’encourage les écoles à s’assurer que les élèves lisent très tôt, si possible 15 minutes par jour», a-t-il affirmé vendredi.

Or une séance quotidienne de lecture à l’école faisait déjà partie du plan d’action pour améliorer l’enseignement du français, lancé en... 2009 par l’ancienne ministre Michelle Courchesne.

La mesure avait toutefois été accueillie avec résistance dans les rangs des profs, autonomes sur le plan professionnel. Les syndicats d’enseignants avaient refusé de se faire dire quoi faire en classe.

«On veut valider si ça se fait, et si ça ne se fait pas, pourquoi. Une bonne partie du succès va passer par la littératie», a ajouté M. Blais.

Le ministre réagissait à un article publié dans nos pages cette semaine, qui indiquait que la majorité des décrocheurs en cinquième secondaire échoue en français, selon une publication du ministère de l’Éducation.

Jusqu’à 18 ans?

Pour lutter contre le décrochage, M. Blais dit n’être «pas fermé» à réfléchir à la possibilité de rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans, comme le propose depuis déjà quelques années Égide Royer, professeur à l’Université Laval.

Mais il veut d’abord mettre l’accent sur la formation continue des enseignants. «Ce qu’on voit au niveau des études, c’est que si vous changez dans certains cas la stratégie pédagogique, ça peut donner des résultats très intéressants au niveau de la réussite. C’est un peu plus sur ce fond-là que sur l’âge de la scolarisation que l’on travaille», lance-t-il.

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