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«Taylor Swift va trop loin»

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Photo d'archives La chanteuse a fait les manchettes la semaine dernière après avoir dénoncé le fait qu’Apple ne prévoyait pas verser de droits d’auteur aux artistes durant les trois premiers mois d’existence de son service de musique en ligne.

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La chanteuse Taylor Swift, qui a fait plier Apple pour le respect de ses droits d’auteur, essaie de faire aux médias de Montréal ce qu’elle reprochait tant au géant américain, si bien que Le Journal de Montréal a décidé de ne pas prendre de photos lors du spectacle de la pop star au Centre Bell, mardi.

Les médias souhaitant immortaliser en photos le concert de Taylor Swift à Montréal devront accepter de libérer gratuitement leurs droits d’auteur. C’est, du moins, ce que stipule le document que les photographes doivent signer pour avoir le droit d’exercer leur travail.

Il y est écrit que l’équipe de la chanteuse se réserve le droit d’utiliser les clichés pris ce soir-là à des fins promotionnelles ou publicitaires.

«Donc, si Taylor Swift aime la photo que j’ai prise, elle peut exiger que je la lui remette, sans me payer mes droits d’auteur, et elle peut l’utiliser comme bon lui semble, pour son site web, par exemple, ou même pour la pochette de son prochain album», explique le directeur photo-vidéo du Journal, Martin Chevalier.

Le document précise que le matériel des photographes qui ne respecteront pas cette entente pourrait être «détruit».

Il est également écrit que la personne qui signe ce contrat accepte, de ce fait, de se soumettre aux lois du Tennessee.

Droits d’auteurs bafoués

«Mme Swift fait aux autres ce qu’elle n’aime pas qu’on lui fasse, c’est-à-dire bafouer les droits d’auteur. Nous priorisons toujours l’intérêt de nos lecteurs, mais, cette fois, ça va beaucoup trop loin», a commenté vendredi le rédacteur en chef du Journal de Montréal, Dany Doucet.

Ainsi, dit-il, Le Journal de Montréal ne délèguera pas de photographes au spectacle de mardi. Il se contentera de photos d’archives ou, peut-être, de photos que ses lecteurs lui feront parvenir et que la chanteuse ne pourra utiliser à des fins de commercialisation.

«À ce que je sache, Taylor Swift ne demande pas à son public de signer des contrats pour libérer les droits de leurs photos», ironise Martin Chevalier.

Rappelons que la chanteuse a fait les manchettes, la semaine dernière, pour avoir réussi à faire plier Apple. Le géant américain n’avait pas l’intention de verser de droits d’auteur aux artistes durant les trois premiers mois d’existence de son service de musique en ligne. La compagnie s’est finalement ravisée après la tempête médiatique, donnant raison à la chanteuse dans sa bataille pour le respect du droit d’auteur.

 

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