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Fini l’anglais au conseil de ville de Longueuil

Des représentants d’organismes de défense du français ont pris la parole devant l’Hôtel de Ville de Longueuil
photo Henri-Paul Raymond Des représentants d’organismes de défense du français ont pris la parole devant l’Hôtel de Ville de Longueuil

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LONGUEUIL |  La mairesse de Longueuil Caroline St-Hilaire reçoit un appui de taille dans sa volonté de faire du français la seule langue parlée aux assemblées publiques.

Tout un bataillon de défenseurs du fait français, composé du Mouvement Québec Français, d’Impératif Français et de politiciens provinciaux et fédéraux, s’est rassemblé lundi près de l’Hôtel de Ville de Longueuil pour dire que c’est en français que doivent se dérouler les réunions et qu’il faut bannir l’utilisation de la langue anglaise.

Cette bataille découle d’un message diffusé, il y a deux semaines par Caroline St-Hilaire, exigeant du conseiller de l’arrondissement Greenfield Park et chef de l’opposition, Robert Myles, de cesser de prendre systématiquement la parole en anglais lors des séances publiques.

L’arrondissement est composé à 38 % d’anglophones, c’est pourquoi M. Myles s’adresse à eux dans leur langue, ce qui est inutile et retarde le débat, a indiqué la mairesse, ajoutant que Longueuil n’est pas une ville bilingue.

Les mouvements francophones ont donc senti le besoin De l’appuyer dans sa lutte contre la bilinguisation des institutions publiques et parce qu’elle a reçu des menaces pour sa prise de position.

Le directeur général du Mouvement Québec Français, Éric Bouchard, se montre ferme. «Nous sommes venus dire aux intimidateurs de Caroline St-Hilaire que nous ne nous tairons plus devant les accusations de racisme qui surviennent chaque fois que nous intervenons sur la question du français.»

Selon la députée de Taillon, Diane Lamarre, il faut combattre toute forme d’intimidation, dont a fait l’objet la mairesse de Longueuil sur les réseaux sociaux. «Il faut prendre des positions qui visent à protéger les élus. On est déçu que le gouvernement libéral ne se porte pas à sa défense.»

Tout le monde au Québec doit comprendre le français

Le président du mouvement Impératif Français, Jean-Paul Perreault, affirme qu’il est inutile de parler une autre langue dans une institution publique et insiste sur le fait qu’au Québec tout le monde doit comprendre et parler français. «Chaque fois qu’on dit quelque chose au Québec, on n’a pas à le répéter dans une autre langue que le français parce que tout le monde doit le comprendre, c’est la langue de l’inclusion», soutient-il.

«Si on laisse faire ça, c’est clair que d’ici 10 ans, ce sera justifié, de dire que ça peut se passer aussi en arabe ou en espagnol dont les communautés sont en train de grossir», mentionne Éric Bouchard qui veut que le gouvernement s’attaque au problème.

Selon ces défenseurs de la langue française, si M. Myles continue à s’exprimer en anglais au Conseil de Ville, Mme St-Hilaire devra s’adresser au législateur pour qu’il agisse sur ce qu’ils appellent le vide juridique qui fait qu’il n’y a rien dans la Loi qui interdit de s’exprimer en anglais dans les Institutions municipales.

L’attaché politique de la mairesse, Marie-Ève Imonti a indiqué que Caroline St-Hilaire fera le point sur la situation demain, lors de la séance publique du conseil.