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Retour sur Uber

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Le 23 février dernier, j’ai écrit une chronique sur Uber, le nouveau service qui utilise une application pour offrir une alternative au taxi.

Le 23 février dernier, j’ai écrit une chronique sur Uber, le nouveau service qui utilise une application pour offrir une alternative au taxi.

Je disais que je comprenais parfaitement la colère des chauffeurs de taxi. Uber offre le même service qu’eux sans devoir respecter les mêmes règlements.

«On ne peut pas avoir une réglementation asymétrique: Louis doit avoir un permis pour faire du taxi, mais pas Johnny, écrivais-je. Ça ne tient pas debout, ce n’est pas juste...»

RAS LE BOL

Ça, c’était en février.

Mais au cours des dernières semaines, j’ai vécu coup sur coup trois expériences hyperdésagréables avec des chauffeurs de taxi.

Impolitesse, agressivité, impertinence, grossièreté.

Lors d’un voyage, ma femme a poliment suggéré au chauffeur d’emprunter telle rue plutôt que telle autre, parce que c’était plus rapide.

«Voulez-vous vous prendre le volant et conduire à ma place?» de lui répondre le chauffeur, bête comme ses pieds.

Lors d’un autre incident, j’ai même dû appeler la police. Le chauffeur m’a reconnu et a commencé à m’invectiver et à insulter ma femme, disant que s’il m’avait reconnu avant, il ne m’aurait jamais laissé monter dans son véhicule...

Il n’appréciait pas mes commentaires contre les isla­mistes. Paraît que c’est raciste de critiquer les fous d’Allah qui jettent les homosexuels du 15e étage.

Ben coudonc.

Donc, mononcle Richard en a eu ras le bol.

Depuis, je l’avoue, j’utilise les services d’Uber.

Et je m’en porte très bien.

Les autos sont propres. Les chauffeurs courtois. C’est rapide, efficace, intelligemment conçu.

Pas besoin de payer ou de présenter une carte de crédit, tout se fait de façon automatique, via l’application (que même un enfant de cinq ans pourrait utiliser tellement elle est simple).

Bienvenue au 21e siècle!

ROBERT DE NIRO AU VOLANT

Il y a quelques jours, sur sa page Facebook, Hugo Dumas, chroniqueur à La Presse, écrivait ceci:

«Cher chauffeur de taxi montréalais, tu soupires bruyamment quand on paie avec une carte de crédit (ça, c’est quand tu les acceptes), tu roules des yeux quand la distance ne te paraît pas assez payante, ton auto sent le yable et tu passes le trajet à hurler dans ton téléphone mains libres, demande-toi pas maintenant pourquoi on préfère le service d’Uber, merci.»

Tout à fait d’accord avec Hugo.

«Le chauffeur de taxi et fondateur du groupe Taxi Partage Montréal, Hassan Kattoua, souhaite que les clients délaissent Uber et qu’ils utilisent des taxis dont les chauffeurs ont payé leur permis de taxi», pouvait-on lire dans Le Devoir hier.

Vous voulez qu’on utilise votre taxi? Commencez donc par rendre l’expérience agréable!

Lavez votre auto. Baissez le volume de votre radio. Soyez courtois. Cessez de beugler dans votre téléphone portable. Laissez vos commentaires à la maison.

Et accrochez un sourire à votre face, comme dirait Aznavour. Ça ne fait jamais de tort, vous verrez.

Je ne prends pas le taxi pour me faire parler du p’tit Jésus ou du premier ministre. Je le prends pour me rendre d’un point à un autre. Le plus rapidement – et le plus confortablement – possible.

Si je veux voir un chauffeur de taxi parano, colérique et désagréable, je vais louer Taxi Driver de Martin Scorsese.

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