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Une jeune femme de 20 ans écrasée à mort par son cheval

Elle faisait un entraînement de routine avec sa nouvelle jument

Oksana Gagné était une excellente cavalière et pratiquait l’équitation depuis qu’elle était toute jeune.
Photo Facebook Oksana Gagné était une excellente cavalière et pratiquait l’équitation depuis qu’elle était toute jeune.

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Une jeune femme passionnée d’équitation depuis toujours est décédée tragiquement après avoir été écrasée par sa jument durant un entraînement de routine, vendredi dernier.

«Je ne le crois pas encore, c’est une dure épreuve, confie son père, Sacha Gagné. Je n’aurais jamais pensé que la vie m’aurait enlevé ma fille.»

«Elle est venue au monde avec les chevaux, l’équitation a toujours été la direction de sa vie», ajoute-t-il.

Un «bête accident»

Oksana Gagné, 20 ans, a perdu la vie après un accident tragique au Poney Club de Saint-Jérôme, vendredi dernier. Avec sa jument, la cavalière effectuait un exercice de sauts d’obstacles.

Or, lors d’un changement de pied au galop, la jument s’est propulsée un peu plus haut, et Oksana­­ a été projetée à l’avant du cheval. Alors qu’elle était étendue au sol, la bête d’au moins 1200 livres a pilé sur son ventre.

La propriétaire du Club, qui n’était pas présente lors du drame, explique que c’est Oksana qui a relaté l’accident aux policiers, après l’impact.

«Elle a dit: “Je suis tombée dans mon changement de pied, elle m’a pilé dessus”. Après, elle a perdu connaissance», rapporte Karine Jacob.

«Elle a établi les faits pour que ce soit clair dans notre esprit­­. [...] C’est ce qui me soulage le plus, ça nous enlève tellement­­ de questions.»

Foie sectionné 

Oksana a eu le foie sectionné. Transportée à l’hôpital de Saint-Jérôme, elle a succombé à ses blessures. Elle pratiquait ce sport depuis l’âge de trois ans.

Depuis trois mois, elle s’entraînait avec ce nouveau cheval, âgé d’environ 15 ans. Quelques instants avant l’accident, elle avait confié qu’elle avait «tellement une bonne jument», et avait hâte d’aller en compétition, selon Mme Jacob.

«C’est le meilleur des chevaux qu’il n’y avait pas. Elle avait de l’expérience et était gentille. C’est juste un bête accident. Oksana était une excellente cavalière», assure Mme Jacob.

«Si la jument l’a accrochée, c’est parce qu’elle ne pouvait pas mettre la patte ailleurs», dit-elle.

Très sécuritaire

Par ailleurs, Mme Jacob insiste sur le fait que son centre équestre est très sécuritaire.

«Il n’arrive jamais rien ici, c’est la top sécurité. On a juste des chevaux sécuritaires, parce qu’un accident est si vite arrivé.»

Oksana Gagné était une excellente cavalière et pratiquait l’équitation depuis qu’elle était toute jeune.
Photo Facebook

Pour M. Gagné, il est clair que sa fille va continuer de l’accompagner. «Je me prépare pour les journées à vivre sans elle. Ma fille va être avec moi jusqu’à ma mort d’une façon particulière.»

Les funérailles ont lieu mardi prochain.

Une veste de sécurité aurait pu la sauver

La jeune Oksana aurait peut-être survécu si elle avait porté une veste de protection, croit la propriétaire du Poney Club.

«Je pense que ça aurait pu la sauver», croit Karine Jacob. (...) Je ne peux pas dire si la veste doit être obligatoire. Mais, dans le milieu équestre, on sait tous qu’elle existe.»

Pas obligatoire

Au Canada, cette veste de protection est seulement obligatoire en concours complet et en attelage, lors de compétitions.

Dans un contexte d’enseignement, elle est recommandée.

À noter que c’est la Fédération nationale Canada hippique qui régit les règlements, qui sont ensuite appliqués dans les provinces.

Casque à venir

Une chose est sûre, Mme Jacob va obliger sa fille, qui a secouru Oksana­­, à porter une veste à l’avenir.

«Elle est sous le choc, elle ne veut plus monter à cheval. Mais, quand ça va être le temps, je vais en acheter une.»

«Les gens pensent que ça n’arrive qu’aux autres et qu’ils n’en ont pas besoin, ajoute-t-elle. Mais, avec Oksana­­, c’est la preuve qu’on a beau être le meilleur, un accident est vite arrivé.»

En ce qui concerne le port du casque (bombe), il est aussi obligatoire dans certaines circonstances (en compétition, pour les jeunes de moins de 18 ans, en équitation classique, etc.).

«Le casque est vivement recommandé», précise Laure Chazerand, coordonnatrice des communications à la Fédération équestre du Québec.

Canada hippique n’a pas rappelé le Journal hier.