/lifestyle/food
Navigation

L’été, la saison des festivals de la bière

Bloc bière
Photo Le Journal de Montréal, Véronique Harvey

Coup d'oeil sur cet article

Y a-t-il quelque chose de plus agréable que de boire une bière dehors en période estivale? Non, mais oui. Boire de nombreux échantillons de bières différentes dans une atmosphère ­festive constitue une variante sur le même thème qui peut s’avérer encore plus divertissante.

Le festival de bières où se regroupent de nombreux brasseurs afin de faire découvrir leurs ­produits au grand public n’est pas un concept nouveau. L’événement brassicole le plus connu à travers le monde, l’Oktoberfest de Munich, se tient maintenant depuis plus de 200 ans.

Au Québec, le Mondial de la Bière agit comme doyen, du haut de ses 22 bougies. L’édition ­annuelle tenue en juin aurait ­attiré près de 200 000 visiteurs. Si le Mondial demeure la principale référence pour découvrir un vaste éventail de produits internationaux, de nombreux festivals plus régionaux ont vu le jour au cours des dernières années.

Une simple recherche de ­«festival de bière» dans votre ­région sur internet devrait vous fournir un résultat à distance ­raisonnable de votre domicile.

Le prochain au calendrier, le Festival des bières de Laval, ­tiendra sa première édition au Centre de la nature du 10 au 12 juillet. Dans une ambiance festive et familiale, une trentaine de microbrasseries feront découvrir certaines de leurs bières, en compagnie de nombreux autres producteurs du terroir québécois.

La fin de semaine suivante, Chicoutimi sera à nouveau ­hôtesse du Festival des bières du Monde, un des plus importants événements du genre. Et ainsi de suite jusqu’à l’automne.

Élargir nos horizons

Certains amateurs font la chasse aux festivals, puisque ces derniers représentent des ­occasions uniques de déguster une grande variété de bières et ainsi d’élargir nos horizons de dégustation en peu de temps.

La possibilité de comparer de nombreux exemples de plusieurs types de bières qui leur plaisent à un même endroit est certainement l’une des motivations.

Une autre est évidemment la possibilité de découvrir de ­nouveaux produits, parfois même servis par des artisans qui ont participé à leur élaboration. Cette proximité entre le producteur et le consommateur est, à n’en point douter, l’un des plus grands charmes de l’industrie brassicole québécoise.

Longue vie aux festivals qui permettent de perpétuer cette tradition!


♦ David Lévesque Gendron et ­Martin Thibault sont les auteurs de Les saveurs gastronomiques de la bière (Druide, 2013), sacré meilleur livre sur la bière aux Gourmand Awards, gagnant du premier prix littéraire Mondial de la Bière, gagnant d’une médaille d’or au concours des livres ­culinaires canadiens de Taste ­Canada et en nomination pour le prix Marcel Couture.

 

Le saviez-vous ?

Le Great American Beer Festival, l’un des plus importants festivals brassicoles du monde, permettait de déguster pas moins de 5500 bières provenant de 1300 brasseries américaines différentes. Nous sommes bien loin de l’époque où la bière américaine n’était que légère et ennuyante.

 

Dégustation comparative

 

Pilsner

Bloc bière
Photo courtoisie

Brasseurs du Monde, à Saint-Hyacinthe

Le nez: Céréales fraîches, herbes
En bouche: Pain brioché, houblon épicé
Pourquoi c’est bon: L’équilibre entre les sucres et la délicate amertume des houblons est ­renforcé par une effervescence vive et ­nettoyante.

 

Weizenbock

Bloc bière
Photo courtoisie

Brasseurs RJ, à Montréal

Le nez: Banane, ­caramel, clou de girofle, poivre
En bouche: Pain aux bananes, éclats de chocolat, crème caramel
Pourquoi c’est bon: L’un des trop rares Weizenbocks, ces desserts de céréales fruités et épicés, embouteillées au Québec, c’est aussi possiblement l’exemple le plus comparable aux interprétations que l’on retrouve de ­façon saisonnière en Allemagne.

 

La Bête Noire

Bloc bière
Photo courtoisie

À la Fût, à Saint-Tite

Le nez: Torréfaction: chocolat noir, grains rôtis
En bouche: Rondeur crémeuse sans lourdeur, café, amertume rôtie
Pourquoi c’est bon: Bien qu’elle ne titre que 4,8 %, cette stout donne une agréable impression de plénitude et s’agence à merveille à tout dessert chocolaté.