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Deux ans de prison pour avoir tué son cousin et son meilleur ami

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ST-HYACINTHE | Un homme de 31 ans a été condamné à deux ans moins un jour de prison pour avoir tué son cousin et son meilleur ami alors qu’il roulait trop vite, sans permis et après avoir consommé de l’alcool.

Sous la force de l’impact, la Honda Civic pilotée par Sébastien Casavant s’est coupée en deux, tuant sur le coup son cousin Stéfan Casavant, 18 ans, ainsi que son meilleur ami Danny Richardson, 21 ans.

Le 12 juin 2009, les trois individus ont participé à une journée de «drag de rue» sur la piste de Sanair à Saint-Pie, en Montérégie. Les trois hommes avaient parié que celui qui roulerait le plus vite pendant les courses aurait le privilège de conduire la voiture au retour.

Sébastien Casavant était donc au volant et il a décidé de poursuivre la journée de course dans un rang de Saint-Paul-d’Abbotsford.

Selon la preuve, il roulait à environ 120 km/h dans une zone de 80 km/h lorsqu’il a perdu le contrôle de la Honda Civic, qui est allée percuter un arbre.

Le père d’un enfant de deux ans s’est présenté hier au palais de justice avec ses effets personnels en sachant qu’il prendrait la direction de la prison.

Lourd dossier

Au moment de l’accident, Casavant avait déjà un lourd dossier de conduite automobile et il avait perdu son permis en 2006 après avoir accumulé trop de points d’inaptitude.

Le jour des tragiques événements, le chauffard avait également consommé de l’alcool. La Couronne a cependant abandonné les accusations de conduite avec capacités affaiblies causant la mort en échange d’un plaidoyer de culpabilité aux accusations de conduite dangereuse causant la mort.

«Les facteurs aggravants sont la consommation d’alcool, la vitesse et l’état (mauvais) du véhicule qui parlait de soi», a expliqué la procureure de la Couronne Julie Laborde.

«Mon client voulait en finir, c’est pourquoi il a plaidé coupable. Même s’il est de moindre mesure, il a vécu un drame lui aussi en causant la mort de son cousin et de son meilleur ami.»

Thérapie

La juge Suzanne Paradis a pris en compte cet élément et le fait que l’accusé avait subi une thérapie pour se remettre des événements lors du prononcé de la sentence.

Elle a accepté la suggestion commune des deux procureurs d’une sentence de deux ans moins un jour.

Casavant ne pourra pas se retrouver derrière le volant pendant trois ans après sa sortie de prison.

«Ce n’est pas une question d’exemplarité, c’est une sentence juste et appropriée selon les circonstances et la gravité du crime», explique la procureure du ministère public, Julie Laborde, au sujet de la lourdeur de la peine.

- Avec la collaboration de David Prince