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Le bonheur est dans l’humour

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Photo Agence QMI, PHILIPPE-OLIVIER CONTANT Mehdi Bousaidan était en spectacle dans le cadre de Zoofest au Studio Hydro-Québec du Monument-National, à Montréal, vendredi.

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Mehdi Bousaidan est de retour au Zoofest avec un tout nouveau spectacle composé de numéros originaux. Pendant une heure vendredi, l’humoriste s’en est donné à cœur joie, révélant au passage sa quête du bonheur.

Le public était bien présent au Monument-National pour marquer la présentation de ce deuxième spectacle intitulé Mehdi Bousaidan Live 2. Dès son arrivée sur scène, le jeune homme a confessé sa recherche du bonheur. «Je ne sais pas pour vous, mais moi je me demande souvent si je suis heureux.»

Pour y parvenir, l’humoriste est allé chercher sur internet la fameuse recette du bonheur. «La première étape pour être heureux, c’est de bien manger», a-t-il lancé. C’était l’occasion de déballer tout ce que le jeune homme pense des restaurants qu’il fréquente.

Le bonheur peut se trouver dans le sport. Bousaidan a alors dévoilé son intérêt pour le ski. «Oui, les Arabes font du ski!» a-t-il lancé tout en avouant que le sport, ce n’était pas trop pour lui. «J’ai essayé la course à pied, mais c’est plate.»

De quartier en quartier

Pas facile, donc, de trouver le bonheur. L’humoriste a expliqué avoir déménagé pour se changer les idées. Il a énuméré les différents quartiers de Montréal, utilisant pour chacun d’entre eux des clichés éculés, comme les Français du Plateau ou les pauvres à Hochelaga. «La voisine n’a pas pu faire son épicerie parce que le Couche-Tard était fermé.» Un numéro assez faible où l’on retiendra son imitation d’un film de Bollywood pour décrire le Parc-Extension.

Justement, en ce qui concerne les imitations, Bousaidan s’en est donné à cœur joie. L’accent haïtien a été l’occasion de parler d’un voyage coloré aux Caraïbes. Hilarante aussi, son imitation de l’accent allemand. Les numéros se sont succédé dans une atmosphère bon enfant.

L’amour et le bonheur, deux états qui vont souvent bien ensemble, mais l’humoriste a avoué être vraiment pourri en la matière. «J’ai toujours la phrase de trop», a-t-il dit.

L’humoriste a donné un beau moment lorsqu’il a pastiché une émission de télévision française. Avec l’accent hexagonal, l’animateur a énuméré des titres de livres à lire comme Les filles de Khaled ou Tolstoïry deux et trois.

Faussement inoffensif, l’humour de Bousaidan a ceci de particulier qu’il touche parfois là où ça fait mal. À travers ses anecdotes, il nous a parlé en filigrane de racisme, d’homophobie et de misogynie.

Il a terminé le spectacle par une session de musique. Avec l’aide du public, il a improvisé une chanson de hip-hop très drôle. Au final, on ne sait pas si Bousaidan a trouvé le bonheur à la fin de cette soirée, mais une chose est certaine, l’auditoire était, lui, très heureux.