/news/currentevents
Navigation

La vitesse excessive en cause?

La voiture de la SQ aurait roulé trop vite, selon des témoins de l’accident qui a tué trois personnes

Coup d'oeil sur cet article

Plusieurs témoins et proches des trois victimes du terrible accident impliquant une voiture banalisée de la SQ, à Dolbeau-Mistassini, pointent du doigt la vitesse utilisée par le policier.

Cécile Lalancette, 89 ans, sa fille Louiselle Laroche, 71 ans, et leur chauffeur Georges Martel, 80 ans, ont perdu la vie, samedi, quand ils sont entrés en collision avec une voiture de la SQ qui répondait à un appel d’urgence. «Apparemment, il roulait très vite. Un char fantôme, ce n’est pas visible. Ce type de véhicule n’a que des petites lumières clignotantes à la hauteur du pare-brise», dénonce Gilles Laroche, fils de Cécile Lalancette.

Même son de cloche de la part d’un des fils de Georges Martel, François, qui croit que son père a confondu le bruit des sirènes qu’il entendait.

« Il a dû penser que le bruit provenait des deux véhicules de la SQ qui venaient de passer devant lui», analyse-t-il.

M. Martel n’en veut pas au policier qui conduisait le véhicule banalisé. Mais il pointe du doigt la réglementation autorisant ce type de véhicule à intervenir à haute vitesse sur n’importe quelle route du Québec. «La manière dont ils utilisent les voitures fantômes devrait changer. Sur les autoroutes, on s’attend à voir ce type de véhicule, mais pas en ville», ajoute-t-il.

Comme une « explosion »

Jean-Yves Imbeau, qui conduisait son triporteur près du lieu du drame, a tout vu. « J’ai vu les deux premières auto-patrouilles de la SQ. L’autre voiture de la SQ était difficile à reconnaître [...] Il circulait beaucoup plus vite que les deux véhicules précédents », relate-t-il.

Le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, ne désire pas se prononcer sur les causes de l’accident. «Laissons aux enquêteurs le soin de faire leur travail», dit-il.

La police de Québec, qui est responsable de l’enquête, indique que le policier impliqué a été transporté à l’hôpital pour soigner «des blessures», sans en préciser la nature. Il a également subi un choc nerveux.

«Les enquêteurs ont effectué la reconstitution de la collision avec les mêmes conditions météo [que celles de samedi]. Ils ont mouillé la chaussée et fait des tests d’adhérence», explique la porte-parole du corps policier, Christine Lebrasseur. L’enquête se poursuivra aujourd’hui.

-Avec la collaboration d’Élisa Cloutier