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La popularité de Duceppe s’essouffle déjà

Un sondage Léger fait état d’un recul du Bloc dans les intentions de vote au Québec

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Photo Agence QMI

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La lune de miel entre Gilles Duceppe et les Québécois semble terminée. Un mois après son retour à la tête du Bloc québécois, son parti dégringole déjà dans les sondages.

Un sondage Léger–Le Journal de Montréal réalisé de lundi à jeudi dernier auprès de 1545 Canadiens accorde 19 % des intentions de vote au Québec au Bloc québécois. Un net recul par rapport aux 26 % des voix que le parti récoltait dans les jours suivant l’annonce du retour de Duceppe.

«Il y a toujours une embellie après une annonce comme celle-là. Mais là, l’embellie s’est quand même pas mal dissipée», analyse Christian Bourque, vice-président chez Léger.

Le Bloc bon troisième

À trois mois du scrutin, le 19 octobre prochain, le Bloc québécois se retrouve bon troisième au Québec, derrière le NPD (37 %) et les conservateurs (23 %), et presque à égalité avec les libéraux (18%).

Par rapport au dernier coup de sonde de Léger, en juin, le Bloc a perdu 7 points, une dégringolade semblable à celle des libéraux (-6 points)

Les conservateurs en hausse

«Ces reculs profitent au NPD (+5), mais surtout aux conservateurs (+7), qui ont fait des gains importants dans les régions de Québec et de la Beauce», ajoute M. Bourque.

Reste que ce n’est pas la catastrophe pour le Bloc, assure le vice-président, qui rappelle que les intentions de votes pour le parti oscillaient entre 12 % et 15 % à peine lorsque Mario Beaulieu était chef.

«Si la campagne porte sur qui peut battre Harper, ça risque d’enlever quelques armes au Bloc, estime Christian Bourque. Mais si les Québécois sont convaincus que Harper sera réélu, le Bloc a des chances de marquer des points.»

 

Si des élections FÉDÉRALES avaient lieu aujourd’hui, pour quel parti auriez-vous l’intention de voter? Serait-ce pour...?

Intentions de vote au fédéral au Québec

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Intentions de vote au fédéral au Canada

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Méthodologie: La présente étude a été réalisée par l'entremise d’un sondage internet auprès du grand public dans toutes les régions du Canada. Pour cette étude, 1545 répondants de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 13 et le 16 juillet 2015.

  • Pondération et marge d’erreur: Les données finales du sondage ont été pondérées à l’aide des données du recensement de 2011 selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la région et le niveau de scolarité de façon à garantir un échantillon représentatif de la population.
  • Aux fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1545 répondants aurait une marge d’erreur de ±2,5%, et ce, dans 19 cas sur 20.

Nouvelle vague orange

Une vague orange néo-démocrate souffle de plus belle sur le Canada et menace de déloger le gouvernement de Stephen Harper.

La lutte s’annonce féroce d’ici au scrutin du 19 octobre, car, selon le plus récent sondage de Léger, conservateurs et néo-démocrates sont au coude-à-coude, à 32 %, dans les intentions de vote au Canada. Suivent les libéraux (25 %) et, loin derrière, le Parti vert (6 %) et le Bloc (5 %).

Chute du PLC

«La poussée du NPD est significative ces derniers mois», insiste le vice-président de Léger, Christian Bourque.

Le regain de popularité de Thomas Mulcair et de ses troupes s’est fait aux dépens des libéraux de Justin Trudeau. Le premier a grimpé de 11 points dans les intentions de vote depuis mai, tandis que le second a chuté de 9 points.

«Si les Canadiens se demandent autour de leur BBQ cet été qui peut déloger Stephen Harper du pouvoir, la répon­se, c’est Thomas Mulcair, note M. Bour­que. L’été dernier, Justin Trudeau était dans cette position.»

Mulcair premier

D’ailleurs, quant à savoir qui ferait le meilleur premier ministre parmi les élus fédéraux, les répondants désignent majoritairement Thomas Mulcair, à 27 %. Harper le talonne avec 25 % d’appuis, suivi de Trudeau (16 %).

«Mais si Thomas Mulcair veut former le prochain gouvernement, il doit consolider ses appuis en Ontario», note Christian Bourque.

Pas étonnant que Thomas Mulcair entame aujourd’hui une tournée préélectorale de huit jours chez nos voisins ontariens.

 

 

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