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Le port du casque pourrait être obligatoire dès l’automne

«Faire du vélo sans casque, pour moi, ce n’est vraiment pas sécuritaire, à la limite d’être criminel», tranche Louis Garneau.
Photo d’archives «Faire du vélo sans casque, pour moi, ce n’est vraiment pas sécuritaire, à la limite d’être criminel», tranche Louis Garneau.

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L'accident de vélo impliquant la journaliste Isabelle Richer relance le débat sur le port du casque obligatoire, soutient l'homme d'affaires­­ Louis Garneau. Celui qui conseille le ministre des Transports dans sa réforme du Code de la route croit même qu’une loi en ce sens serait imminente.

Le nouveau Code de la route attendu pour l’automne rendra-t-il obligatoire le port du casque de vélo? Louis Garneau, qui a échangé à plusieurs reprises avec le ministre Robert Poëti à ce sujet, affirme qu’il faut s’attendre à «des changements» dans la loi.

«Moi je pense que ça s’en vient. Peut-être que le ministre veut y aller par étapes... Ça se pourrait que l’on voie la loi changer sur un an, deux ans, trois ans. Va-t-on commencer par les enfants? Je ne sais pas... Moi je suggère, il décide», confie le cycliste qui, après avoir passé sa vie à vélo sur les routes et subi plusieurs accidents, se dit «assez bien branché pour conseiller son ministre.»

Manufacturier de vêtements et d’articles de sport, Louis Garneau est aussi un important fournisseur de casques de vélo. Prudent, il répète qu’il est en flagrant conflit d’intérêts lorsqu’il se prononce sur l’imposition du casque sur nos routes.

«Je suis pour à 100 %, je serais en faveur d’une loi même si je suis en conflit d’intérêts. Faire du vélo sans casque, pour moi, ce n’est vraiment pas sécuritaire, à la limite d’être criminel», tranche-t-il.

Meilleure sensibilisation

Une opinion que ne semblait pas partager le ministre québécois des Transports. Encore récemment, Robert Poëti se disait plutôt en faveur d’une meilleure sensibilisation des cyclistes quant aux risques de blessures à la tête.

Le triste accident impliquant Isabelle Richer fera-t-il changer d’avis le ministre? M. Poëti étant en vacances­­, son attachée de presse Valérie Rodrigue n’a pas voulu s’avancer.

<b> Robert Poëti </b> <br />
Ministre
Robert Poëti
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Comme plusieurs, M.Garneau estime que sans son casque, la journaliste n’aurait sans doute pas survécu à l’accident de vélo dans lequel elle a été impliquée le 27 juin dernier.

«Peut-être qu’avec l’accident d’Isabelle et les pressions de la société, les choses changeront. On verra», ajoute-t-il.

Ailleurs au Canada, sept provinces imposent actuellement le casque aux cyclistes. Louis Garneau, qui milite en faveur de règles plus sécuritaires encadrant la pratique du vélo, souhaite également voir d’autres mesures adoptées.

«En Ontario et dans différents pays, il existe maintenant un corridor de protection de 1,5 mètre pour les cyclistes. Je trouve que c’est le changement le plus important que l’on pourrait appliquer, surtout avec le nombre de voitures qui augmente», fait valoir M. Garneau.

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