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Les producteurs laitiers tiennent à leurs quotas

François Dumontier, porte-parole.
Photo courtoisie François Dumontier, porte-parole.

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Saint-Hyacinthe | Plus d’une centaine de producteurs laitiers manifesteront aujourd’hui devant le bureau du ministre Maxime Bernier à Sainte-Marie-de-Beauce. Ils craignent de voir le modèle de production par quotas disparaître au profit d’un accord de libre-échange.

L’inquiétude règne chez plusieurs producteurs laitiers du Québec. Ils espèrent que le gouvernement canadien conservera son modèle agricole de production par la gestion de l’offre, c’est-à-dire la production par quotas.

Plusieurs pays tels que les États-Unis et la Nouvelle-Zélande font pression pour qu’Ottawa réduise ses tarifs douaniers et revoie son modèle de production pour entériner le Partenariat Transpacifique. Le traité de libre-échange comprenant 13 pays, dont le Canada, pourrait être entériné lors d’un sommet de trois jours qui débutera aujourd’hui, à Maui, à Hawaï.

«C’est notre paie qui est en jeu», explique le propriétaire de la ferme Rensonnet à Upton, André Rensonnet.

Sans contrôle de l’offre, le lait est assujetti à la volatilité du marché selon l’offre et la demande. Des agriculteurs ont justement manifesté leur colère, jeudi, à Lyon en France demandant une intervention gouvernementale sur la baisse des prix des produits agricoles.

L’Europe a aboli son système de quotas laitiers le printemps dernier. «Ils n’ont pas d’argent. C’est la misère», dit M. Rensonnet.

« Abolir l’hiver »

Avec son système de gestion contrôlée de production laitière selon ses besoins, le Canada fait bande à part sur la scène internationale. Le pays importe actuellement entre 8 et 10 % de ses produits laitiers.

De son côté, la Nouvelle-Zélande, qui demande l’abolition du système pour que le Canada participe à l’accord, est le plus grand exportateur de produits laitiers au monde. La lutte contre ce pays ou contre les États-Unis serait inégale selon le porte-parole des producteurs laitiers François Dumontier.

«On a une agriculture nordique où les coûts de production sont plus élevés [...] Il faudrait abolir l’hiver pour lutter à armes égales», dit-il.