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Dans la forteresse de Charlevoix

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Avec ses parois rocheuses de plus de 800 mètres de hauteur, ses vallées encaissées, la diversité de ses paysages dignes des plus belles cartes postales, le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie constitue l’un des plus beaux de nos fleurons.

Après une année de fermeture forcée afin de reconstruire le barrage des Érables, qui régularise les eaux de la rivière Malbaie, ce parc national sculpté par les glaciers accueille à nouveau les visiteurs cet été, et en profite pour célébrer son 15e anniversaire. Petit tour guidé de cinq activités à découvrir (ou à redécouvrir) dans cette forteresse de Charlevoix.

1. Randonnée pédestre

Rien de mieux pour prendre toute la mesure de ce territoire hors-norme que de l’explorer à pied. Plus de 40 km de sentiers, de tous les calibres, sillonnent cette zone protégée, qui constitue l’une des aires centrales de la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix. Les randonneurs les plus aguerris ne rateront pas l’ascension de la paroi rocheuse de l’Acropole des Draveurs, le plus haut sommet du parc, qui surplombe la vallée de la rivière Malbaie de plus de 800 mètres. Alors qu’au départ du sentier, on marche dans une forêt de feuillus, on plonge, dans la dernière portion du sentier, dans un environnement de toundra, où pousse une végétation de type arctique-alpine. Cette randonnée vertigineuse (10,4 km aller/retour) exige une excellente forme physique, mais les vues fabuleuses valent largement l’effort.

Ce parc n’est toutefois pas réservé à une élite sportive. D’autres sentiers beaucoup plus faciles arpentent ce territoire et offrent aussi des vues valant leur pesant d’or. Notre coup de cœur va au sentier Le Riverain, longeant la rive ouest de la rivière Malbaie, qui mène à des promontoires naturels offrant de superbes percées visuelles sur les gorges de la rivière Malbaie. Ce parcours, long d’une vingtaine de kilomètres, se découvre par section. Le parc compte également un nouveau sentier cet été, les Rapides, qui suit les eaux tumultueuses de la rivière Malbaie sur 9 km, d’où l’on peut voir des pêcheurs à la mouche à l’œuvre.

2. Vélo de montagne

Une autre façon sportive de profiter des panoramas exceptionnels des Hautes-Gorges est de louer un vélo sur place. Ensuite, on roule sur la piste cyclable en gravier qui part du Centre de service Le Draveur, en plein cœur du parc, pour se rendre, 8 km plus loin, jusqu’à l’Équerre, un site exceptionnel où la rivière Malbaie effectue un virage à 90 degrés.

De là, on pose son vélo pour admirer, après une balade d’une quinzaine de minutes, la spectaculaire chute du Ruisseau-Blanc, haute de 45 mètres.

En chemin sur la piste cyclable, plusieurs haltes à pique-nique nous invitent à casser la croûte ou à nous tremper les pieds dans la rivière, en admirant les cascades qui tombent du haut des falaises. Prenez garde, on n’est jamais totalement seul dans ce pays... Les porcs-épics, quoique inoffensifs pour les humains, prolifèrent dans cet ancien royaume de la drave.

Pagayer dans cette profonde vallée située entre les plus hautes parois rocheuses de l’est du Canada, laisse des souvenirs mémorables. À partir du Centre de services Le Draveur, on peut louer un canot pour une courte balade sur la rivière Malbaie ou encore faire du canot-camping jusqu’à l’Équerre, à 8 km de pagaie, dans un décor exceptionnel. Sur place, 25 emplacements de camping rustique en forêt ou près de la rivière combleront les canoteurs en quête de tranquillité. Pour du camping accessible en voiture, le parc dispose de deux sites, le camping Pin-Blanc, à 2 km de l’accueil, et le camping du Cran, à 0,5 km. Hébergement en tente Huttopia disponible.

3. Pêche à l’omble de fontaine

Dans la section en amont du barrage des Érables, la rivière Malbaie déborde de truites mouchetées. Selon les gardiens du territoire, un souper de poissons frais vous attend au bout de la ligne. S’il est possible de pêcher à la journée, à bord d’une chaloupe, les visiteurs du parc tout comme les campeurs peuvent également pêcher à gué ou en canot. Le quota est de 15 truites par personne. De quoi cuisiner tout un festin!

La pêche à la truite mouchetée se fait également sur le lac Noir, impressionnant plan d’eau niché dans un cirque glaciaire, à une dizaine de kilomètres de la vallée. Là aussi, les poissons sont nombreux. Cependant, la route forestière qui y mène exige un véhicule robuste. Quant aux adeptes de la pêche à la mouche, ils ne sont pas en reste. Pour la première fois cet été, une vingtaine de fosses pour la pêche au saumon sont disponibles, sur réservation, en aval du barrage des Érables à l’intérieur des limites du parc. La gestion de cette activité est effectuée par un partenaire de la SÉPAQ, Saumon Rivière Malbaie.

4. Rabaska au crépuscule

La vallée glaciaire revêt une tout autre atmosphère à la tombée du jour. On peut vivre cette magie en participant à l’activité de découverte, «Rabaska au crépuscule», une randonnée sur les eaux calmes de la rivière Malbaie, alors que le soleil se couche à l’horizon. Accessible aux adultes et aux enfants de six ans et plus, cette excursion très ludique, qui comprend plusieurs pauses avec capsules d’interprétation sur la faune du parc, dure 1 h 45. Elle se termine à la noirceur. N’oubliez pas vos lampes de poche pour retrouver votre terrain de camping.

5. Croisière en bateau-mouche

Pour vous en mettre plein la vue sans suer une seule goutte, montez à bord du Menaud, un bateau-mouche d’une capacité de 48 personnes qui constitue l’un des classiques de ce parc national. En plus des panoramas enchanteurs, cette balade est agrémentée d’explications sur la géologie, la faune et la flore des lieux. Plusieurs départs ont lieu chaque jour, dont une sortie au crépuscule, quittant le quai à 18 h 30 (jusqu’au 23 août). À vos appareils photo!