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Heureux de retourner dans le désert

Antoine Vermette fier de partager son précieux trophée avec les gens de Saint-Agapit

Sur le terrain de l’aréna baptisé en l’honneur de son grand-père, Antoine Vermette a apporté la coupe Stanley là où tout a commencé pour lui. «C’est très symbolique», a-t-il noté.
Photo Le Journal de Québec, Daniel Mallard Sur le terrain de l’aréna baptisé en l’honneur de son grand-père, Antoine Vermette a apporté la coupe Stanley là où tout a commencé pour lui. «C’est très symbolique», a-t-il noté.

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SAINT-AGAPIT | C’est un Antoine Vermette aux allures triomphantes qui est arrivé à l’aréna G.-H. Vermette de Saint-Agapit, baptisé en l’honneur de son grand-père, avec la coupe Stanley et le trophée Clarence Campbell, samedi après-midi.

«C’est très symbolique. Il s’agit de l’aréna dans lequel j’ai débuté.»

Échangé des Coyotes de l’Arizona aux Blackhawks de Chicago le 28 février, Vermette a aidé les représentants de l’Illinois à mettre la main sur le précieux trophée. Dans la série finale contre le Lightning de Tampa Bay, le patineur de 33 ans a enfilé les buts gagnants dans les premier et cinquième matchs.

«Lorsque j’ai été échangé, je me suis dit qu’il s’agissait de l’opportunité d’une carrière, d’une chance que j’avais. Je connaissais la qualité des joueurs au sein de l’alignement des Blackhawks. C’était vraiment impressionnant. Je ne sais pas comment ils sont arrivés, avec le plafond salarial, à aligner des joueurs aussi talentueux.»

« Ce fut difficile »

Pour avoir le privilège de boire dans le trophée de Lord Stanley, ça prenait toutefois plus que du talent.

«C’est très difficile de gagner la coupe Stanley. Je n’ai jamais sous-estimé les efforts pour y arriver. Malgré tout le talent que nous avions, le trophée était loin de nous être donné. Ce fut difficile, nous avons fait face à l’adversité et nous sommes sortis champions.»

Au lendemain de la conquête de la coupe Stanley, les Blackhawks ont rompu les liens avec quelques joueurs, dont Patrick Sharp.

«Je ne suis pas surpris (du mouvement de personnel chez les Hawks). Lorsque j’ai été échangé, c’était déjà dans l’air en raison du plafond salarial. Surtout avec les nouveaux contrats de Patrick Kane et de Jonathan Toews. Le nom de certains gars comme Patrick Sharp revenait dans les rumeurs.»

Phoenix, « une bonne destination »

Joueur autonome, Vermette a paraphé une entente de deux ans avec les Coyotes.

«Pour moi, Phoenix est une bonne destination, autant sur la glace qu’en dehors. La situation familiale y a joué pour beaucoup. Nous avons encore notre maison en Arizona et j’ai toujours autant de plaisir à mettre la clef dans la serrure et à ouvrir la porte.»

Vermette entrevoit la prochaine saison en Arizona avec optimisme.

«Nous aurons un mélange de vétérans et de bons jeunes dynamiques, et mon but est de faire avancer l’équipe, d’encadrer tout ce monde-là. Je suis persuadé que les Coyotes sont déçus de la façon dont ça s’est terminé l’année dernière (derniers de la conférence de l’Ouest). J’ai bien hâte que ça recommence.»

 

« Une semaine difficile à battre »

Antoine Vermette ne pouvait se pointer dans son patelin sans son épouse et sa fille Émilia, qui a vu le jour il y a à peine quelques semai­nes.

La famille Vermette a eu un emploi du temps chargé dernièrement.

«C’est beaucoup d’émotions en peu de temps. La semaine suivant les festivités de la conquête de la coupe Stanley, ce fut chargé en émotion. S’il y avait eu un septième match dans la série finale, celui-ci aurait eu lieu le jour même de l’accouchement.

«En fin de compte, j’ai été vraiment chanceux, car j’ai pu vivre les festivités, la parade et la naissance de ma magnifique petite fille (prénommée Émilia), dont je suis très fier. Ce sera une semaine difficile à battre.»

Pour le sympathique patineur, il n’était pas question qu’Émilia rate la fête, samedi.

Deux ans

Vendredi, les Coyotes et la Ville de Phoenix se sont entendus pour que la franchise de la LNH reste en Arizona pour au moins deux ans.

«C’est une bonne nouvelle. Nous sommes bien à Phoenix, et les Coyotes souhaitent trouver une entente. Mais au fil du temps, tu te crées une carapace. Ce n’est pas toujours facile quant aux rumeurs et à l’instabilité de l’équipe.»