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D’obèse morbide à jeune sportif

Un jeune de Saint-Honoré a totalement changé d’habitudes de vie et il souhaite devenir un modèle

David Savard-Girard souhaite devenir un exemple pour les jeunes qui ont un surplus de poids en leur prouvant qu’il est possible d’acquérir de saines habitudes.
photo laura-jessica boudreault David Savard-Girard souhaite devenir un exemple pour les jeunes qui ont un surplus de poids en leur prouvant qu’il est possible d’acquérir de saines habitudes.

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David Savard-Girard, de Saint-Honoré, n’avait que huit ans lorsque les médecins lui ont diagnostiqué une obésité morbide. Quatre ans plus tard, il est totalement transformé. La télévision, le chocolat, les chips et le jus ont été remplacés par du sport, des fruits, des légumes et de l’eau.

«Je suis tellement fier de moi. Je regarde vers l’avant et je ne vois que du positif. Je peux maintenant faire tout ce que je veux dans la vie», affirme David avec un grand sourire aux lèvres.

Lorsqu’il était âgé de huit ans, l’avenir de David était assombri par de nombreux problèmes. «Ses antécédents familiaux laissaient présager des problèmes cardiovasculaires et même une opération bariatrique avant l’âge adulte. David et sa famille devaient immédiatement changer leurs habitudes de vie afin de lui offrir une vie meilleure», indique la pédiatre de la Clinique 180, Julie St-Pierre.

Au début, la famille Savard-Girard était réellement sous le choc. «C’est une grosse nouvelle, j’ai beaucoup pleuré lorsque j’ai réalisé la situation», avoue David.

Toutefois, il était conscient qu’il n’était pas sur la bonne voie. «Je mangeais beaucoup de cochonneries et je buvais plein de jus. J’avais également de la difficulté à avoir de beaux vêtements, je devais porter du sur-mesure», admet-il.

Sa vie sociale n’était pas simple non plus: «Je vivais beaucoup d’intimidation à l’école. J’avais une seule amie. Je peux vous dire que j’ai souffert beaucoup d’isolement parce que les gens n’ont pas une bonne opinion de l’obésité.»

Après le diagnostic, sa vie a totalement changé. «J’ai commencé à sortir dehors pour jouer et j’ai eu la piqûre. J’ai découvert des sports que j’aime bien comme le vélo, le basket-ball et le football», explique-t-il.

Transformation

Avant
Photo courtoisie
Avant

Maintenant âgé de 12 ans, David a un poids santé et il fait fréquemment du sport en plus d’avoir cessé de consommer des sucreries. «Ça prend beaucoup de courage et de volonté pour y arriver et j’ai réussi», lance-t-il avec une grande fierté. Il ajoute: «C’est mon nouveau mode de vie et jamais je ne voudrais revenir en arrière.»

David accumule les bonnes nouvelles. «Au printemps, j’ai été nommé joueur du match dans un tournoi de basket-ball. J’étais tellement heureux, je n’en revenais pas, je croyais qu’ils s’étaient trompés.»

Il a maintenant beaucoup d’amis, il est «un vrai leader» et il a d’excellentes notes à l’école malgré un trouble du déficit de l’attention. Il a même été accepté au programme d’éducation internationale à Charles-Gravel.

«Le sport m’a aidé à me concentrer et ça va vraiment bien à l’école. Plus rien ne peut m’arrêter», conclut-il.

Situation fréquente

Des cas comme celui-ci sont plutôt fréquents au Québec. «On remarque que 30% des jeunes font de l’embonpoint ou doivent vivre avec l’obésité», illustre Julie St-Pierre.

La Clinique 180, qui a été créée en 2011, a aidé plus de 300 familles à adopter de saines habitudes de vie.

«Ce n’est qu’un début. On essaie de faire de plus en plus de prévention et d’intervention. Ce n’est pas facile puisque les budgets sont rares, mais nous allons poursuivre dans cette voie. On prévoit accompagner plus d’une cinquantaine de famille par année», confirme la Dre St-Pierre.