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Le dentiste a peut-être été piégé, disent des chasseurs

La mort du lion Cecil, le lion emblématique du parc national de Hwange au Zimbabwe, a provoqué l’indignation partout dans le monde.
Photo d'Archives La mort du lion Cecil, le lion emblématique du parc national de Hwange au Zimbabwe, a provoqué l’indignation partout dans le monde.

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Des chasseurs québécois habitués des safaris en Afrique doutent que le dentiste américain qui a tué le lion Cecil ait pu le faire aussi facilement, puisque la chasse au lion en Afrique est extrêmement contrôlée.

«Tu ne peux pas rentrer dans les parcs avec des armes sans passer par des contrôles de sécurité. Sur les clôtures, il est écrit que tu peux te faire tirer par les administrateurs du parc si tu te fais prendre pour braconnage, c’est du sérieux», soutient Réal Massé, chasseur et organisateur de safaris de chasse en Afrique.

L’homme qui a abattu Cecil, le lion emblématique du parc national de Hwange au Zimbabwe, un riche dentiste américain nommé Walter Palmer, demeure introuvable. Le directeur du parc ainsi que le guide qui l’accompagnait ont tous deux été arrêtés.

M. Massé mentionne que les chasseurs doivent avoir des permis pour tuer le lion ainsi que des autorisations pour partir dans le pays africain et pour ramener leur trophée de chasse.

Sur place, ils doivent également être accompagnés d’un guide qui leur indique la marche à suivre.

«Un lion, c’est difficile à tuer. Il faut que tu sois au moins à 75 pieds pour l’atteindre comme il faut et tu ne fais rien sans que le guide t’en donne l’autorisation. Tu ne peux pas quitter les lieux sans que l’animal soit entièrement dépecé», assure M. Massé.

Réal Massé en compagnie du lion blanc qu’il a tué en Afrique du Sud.
Photo Courtoisie
Réal Massé en compagnie du lion blanc qu’il a tué en Afrique du Sud.

Économie du village

Le dentiste, croyant faire tout dans les règles, aurait pu être piégé par les deux hommes, selon M. Massé.

D’après Mario Huot, organisateur de safaris en Afrique et chasseur, il est possible que le lion n’en ait plus eu pour très longtemps. Les autorités auraient donc voulu le rentabiliser.

«Il faut relativiser. À 13 ans (d’âge), il en avait encore pour moins d’un an. Avant qu’il se fasse tuer par les autres lions ou qu’il meure par lui-même, ils ont pu vendre sa tête», explique M. Huot.

La chasse, dans des pays comme le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, est une activité très lucrative. Un permis pour chasser le lion peut coûter de 15 000 $ à 100 000 $, selon la beauté et la taille du lion. Seuls les lions plus âgés peuvent être tués.

Les safaris de chasse peuvent fournir du travail et du revenu à une trentaine de familles selon la dimension du parc. La viande est donnée aux habitants qui en ont le plus besoin.

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