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Desjardins, 5e «banque» la plus solide au monde

Desjardins, 5e «banque» la plus solide au monde
Photo Archives / Agence QMI

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Le Mouvement Desjardins impressionne de nouveau cette année sur le plan de la solidité financière, alors que l’agence Bloomberg le place au cinquième rang mondial, parmi les institutions financières prêteuses.

Il s’agit d’un recul pour la coopérative de crédit, qui se classait au deuxième rang mondial l’an dernier. Desjardins coiffe tout de même toutes les banques canadiennes et l’ensemble des banques américaines.

Dans le top 20 mondial, la Banque CIBC est la seule banque canadienne à apparaître au classement, au 18e rang. Elle a pris la place occupée l’an dernier par la Banque Royale, qui en a été expulsée.

En Amérique du Nord, Desjardins figure au tout premier rang, alors que la Banque CIBC y apparaît au cinquième rang. La Banque Royale et la Banque TD, qui faisaient partie du top 5 l’an dernier, n’en font plus partie.

Au plan mondial, les premières positions sont occupées par la Hang Seng Bank de Hong Kong, la Norinchukin Bank du Japon, la Oversea-Chinese Banking de Singapour et la National Commercial Bank de l’Arabie Saoudite.

Desjardins explique sa bonne performance par sa très forte capitalisation, l’un des éléments clés de l’analyse effectuée par Bloomberg.

«Le Mouvement ne peut pas émettre d’actions comme une entreprise publique peut le faire. On se doit donc de garder un bon coussin et au fil des années, on a toujours mis beaucoup d’argent dans nos réserves pour consolider notre base de capital. Plus elle est solide, plus on peut continuer de croître», a exprimé André Chapleau, porte-parole de Desjardins.

L’accroissement du capital chez Desjardins a toutefois un impact sur les ristournes aux membres, qui se font moins élevées depuis quelques années.

«C’est sûr que ça peut avoir une incidence sur la ristourne car la caisse a moins d’argent à ristourner à ses membres, mais c’est rassurant de savoir que sa coopérative gère prudemment et se dote d’une bonne base de capital.»

Ceci dit, Desjardins a des croûtes à manger pour augmenter sa productivité. «Il y a du travail à faire pour réduire nos coûts, car nous sommes vraiment dans les derniers de classe à cet égard (dans le palmarès de Bloomberg», a indiqué M. Chapleau.

La grille d’évaluation comprend aussi le niveau de prêts douteux et l'argent mis de côté pour faire face à des pertes sur prêts.

Seules les institutions financières qui ont fourni les données sur cinq ratios définis ont été considérées. Les banques devaient avoir un actif d’au moins 100 milliards $, au 1er juin. Au total, 114 banques apparaissent au classement.