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Un marathon électoral qui durera 78 jours

Le premier ministre Stephen Harper a choisi de tenir le premier événement de sa campagne, à Montréal, hier, dans la circonscription de Mont-Royal, un château fort libéral depuis 1940.
Photo Agence QMI, Philippe-Olivier Contant Le premier ministre Stephen Harper a choisi de tenir le premier événement de sa campagne, à Montréal, hier, dans la circonscription de Mont-Royal, un château fort libéral depuis 1940.

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Pendant que les électeurs ont la tête au camping et à la plage, Stephen Harper a sonné hier la fin des vacances pour les politiciens fédéraux, en déclenchant ce qui deviendra la plus longue campagne électorale... depuis 1872.

Ce marathon de 78 jours pourrait coûter jusqu’à un demi-milliard aux contribuables canadiens. Le scrutin aura lieu le 19 octobre.

Le premier ministre s’est rendu à Rideau Hall peu avant 10 h, hier, avec sa femme Laureen, pour demander au gouverneur général du Canada, David Johnston, de dissoudre le 41e Parlement.

Lors d’une allocution après sa rencontre avec le représentant de la reine, M. Harper a indiqué que l’économie et la sécurité nationale sont parmi les enjeux importants qu’il défendra au cours de la campagne.

«Ces élections vont déterminer qui va protéger notre économie dans une période d’instabilité économique continue et qui va assurer la prospérité future du Canada. Ces élections vont déterminer qui est le mieux placé pour prendre des décisions difficiles afin d’assurer la sécurité de notre pays», a fait valoir M. Harper.

L’économie

Le chef conservateur a tenu à préciser que le ralentissement de l’économie en Chine, la crise de la dette en Europe et la lenteur de la reprise économique aux États-Unis ont des impacts au Canada.

«Le Canada continue à afficher une bonne performance comparativement aux autres pays du G7, mais nous devons rester concentrés et maintenir le cap. La gestion de notre économie reste la priorité de notre gouvernement. Nos choix sont prudents et nos actions sont disciplinées», a expliqué M. Harper, qui a tenu à signaler son intention de maintenir son plan de réduction des impôts pour les familles et les travailleurs canadiens.

Les chefs des principaux partis politiques ont immédiatement pris la route pour tenter de séduire l’électorat pendant les 11 prochaines semaines.

L’explication

Stephen Harper a justifié le lancement hâtif de la campagne électorale parce que, a-t-il dit, les autres partis étaient déjà en campagne, et que tous doivent, de ce fait, respecter les règles législatives.

«C’est important que l’on n’utilise pas les ressources gouvernementales ou parlementaires, mais celles des partis eux-mêmes», a précisé le chef conservateur.

Les sondages donnent une lutte entre le Parti conservateur et le NPD pour la première position dans les intentions de vote à l’échelle nationale alors que le Parti libéral se situe en troisième position.

Un premier débat des chefs télévisé aura lieu jeudi soir à Toronto.

Environ 25 millions de Canadiens pourront se prévaloir de leur droit de vote, selon Élections Canada.

 

Ce que les autres chefs en pensent

La campagne est maintenant officiellement lancée et les chefs des trois principaux partis d’opposition n’ont pas manqué l’occasion de se faire entendre.

Justin Trudeau
Photo Reuters
Justin Trudeau

«Les conservateurs sont usés, à court d’idées et déconnectés de la réalité.»  – Justin Trudeau, chef du Parti libéral, hier à Vancouver, en Colombie Britannique

 

Thomas Mulcair
Photo Reuters
Thomas Mulcair

«Les conservateurs laissent aux générations futures une énorme dette économique, sociale et écologique. L’endettement des familles atteint un niveau record» – Thomas Mulcair, chef du NPD, hier à Gatineau

 

Gilles Duceppe
Photo Le Journal de Québec, Daniel Mallard
Gilles Duceppe

«Nous savons tous que (le déclenchement hâtif de la campagne) c’est pour se donner un avantage partisan à même les fonds publics. Moi je trouve ça indécent, c’est du cynisme.» – Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois, hier à Montréal

 

En chiffres

  • 42e élection générale
  • 19 octobre: jour du scrutin
  • 78 jours de campagne
  • 1872:  année de la précédente campagne plus longue
  • 308 circonscriptions en 2011
  • 338 circonscriptions en 2015
  • 25 millions d’électeurs potentiels
  • 375 M$: coût d’une élection de 37 jours en 2015
  • 125 M$: coût potentiel du prolongement

 

Les dons aux partis

 
Parti 2015* 2014
PC 13,7 M$ 20,1 M$
NPD 7,2 M$ 9,5 M$
PLC 7,9 M$ 15 M$
BQ 0,206 M$ 0,426 M$

*Pour les six premiers mois de l’année

 

Composition de la chambre

  • 159 Conservateurs
  • 95 NPD
  • 36 Libéraux
  • 2 Bloc québécois
  • 2 Forces et démocratie
  • 2 Parti vert
  • 8 Indépendants
  • 4 Sièges vacants

 

Où sont les chefs aujourd’hui ? 

  • Thomas Mulcair n’a prévu aucune sortie publique.
  • Justin Trudeau sera en visite à Calgary, en Alberta, cet après-midi.
  • Gilles Duceppe sera en tournée médiatique à Montréal.
  • Stephen Harper sera à Laval en matinée avant de prendre la route pour l’Ontario.

 

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