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Le constructeur de la Tour Aimia se dit lésé

Une somme de 16,4 millions $ au cœur du litige

ARG-TOUR-AIMIA
Photo Agence QMI, PHILIPPE-OLIVIER CONTANT

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Le constructeur de la Tour Aimia, au Square-Victoria à Montréal, se dit lésé pour un montant de 16,4 millions $ par le promoteur qui l’a engagé pour effectuer des travaux. Une poursuite sera bientôt déposée pour obtenir réparation, selon des informations obtenues par l’Agence QMI.

Un préavis d’exercice d’un droit hypothécaire a été exercé le 29 juillet par Magil Construction Corporation contre trois compagnies impliquées dans le projet Altoria. Le projet consiste en un complexe mixte d’espaces à bureaux et de condos.

Travaux impayés

Les compagnies visées sont reliées au promoteur immobilier Kevric, une compagnie dirigée par le Montréalais Richard Hylands.

Selon les documents de cour consultés par l’Agence QMI, la querelle concerne des travaux de construction qui n’auraient pas été payés. Des extras auraient été chargés et n’auraient pas été remboursés, selon un des avocats au dossier, Stéphane Dansereau, qui représente Magil. «La débitrice est endettée envers la créancière pour une somme de 16,4 millions $ représentant le solde contractuel dû à la créancière ayant participé, à titre d’entrepreneur général, à la construction [...] du projet Altoria-Tour Viger», stipule le document.

Une compagnie à numéro reliée à Kevric, 7162936 Canada, poursuit elle-même Magil pour des problèmes dans les travaux, selon des documents judiciaires qui datent du début juin.

Extras

En entrevue, l’avocat Stéphane Dansereau, du cabinet Dentons, a indiqué que le différend portait sur la facture de certains extras. «Il y a un combat d’experts qui se prépare pour déterminer qui doit payer quoi», a-t-il affirmé, avançant qu’une poursuite devrait bientôt être déposée par Magil contre les entités liées à Kevric.

«On est encore loin d’une saisie. Le propriétaire [Kevric] est très solvable», a-t-il ajouté.

Il a dit que Magil prenait des mesures pour se faire rembourser des montants qu’il estime lui être en droit d’obtenir.

Selon des documents consultés par l’Agence QM, l’entreprise Viger Street Holdings, contrôlée par la famille Fraenkel, poursuit aussi Magil et Kevric pour 260 000 $, pour des dommages causés à une tour adjacente lors des travaux.