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Famille tuée à Saguenay :​ les accusations s’aggravent pour le chauffard

Le récidiviste de l’alcool au volant a vu ses accusations s’aggraver

Le taux d’alcoolémie d'Yves Martin lors de l’accident sera révélé jeudi prochain.
Photo collaboration spéciale, Roger Gagnon Le taux d’alcoolémie d'Yves Martin lors de l’accident sera révélé jeudi prochain.

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Les accusations criminelles contre Yves Martin, le chauffard qui a causé la mort d’une jeune famille à Chicoutimi la semaine dernière, s’alourdissent de jour en jour.

De retour devant le tribunal hier matin, l’homme de 35 ans a vu ses accusations s’aggraver puisque le petit Patrick, 4 ans, qui avait été impliqué dans l’accident a succombé à ses blessures à l’hôpital Sainte-Justine.

Yves Martin est maintenant accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et de conduite dangereuse causant la mort relativement au décès du garçon de 4 ans.

Celle-ci s’ajoute aux accusations qui pesaient déjà contre lui pour la mort immédiate des parents de l’enfant, Mathieu Perron et Vanessa Viger, qui était enceinte.

PREUVE

Le dossier d’Yves Martin sera de retour devant la justice jeudi prochain, alors que de nouvelles preuves seront présentées.

Les avocats attendent toujours l’analyse toxicologique, l’étude de la scène de crime et les expertises des véhicules avant de poursuivre les procédures judiciaires.

«Il devient capital de connaître le taux d’alcoolémie pour se faire une idée sur l’accident, de quelle façon il est survenu et l’état de l’accusé au moment de l’infraction. La preuve actuelle semble nous établir un accident latéral, il est donc important pour nous de savoir si le véhicule des victimes sortait d’une entrée privée», souligne l’avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette.

Comme l’enquête n’est pas terminée, de nouvelles accusations pourraient encore être déposées contre le récidiviste de l’alcool au volant.

REMISE EN LIBERTÉ

Une remise en liberté en attente de procès est toujours envisageable pour Yves Martin.

«Tout dépendra de la preuve. Nous devons évaluer toutes les possibilités afin de déterminer la responsabilité claire de l’accusé. Si l’échantillon sanguin établissait que son taux était en bas de 0,08, vous comprendrez que ça change la donne», précise Me Fradette.

En attendant son retour devant la justice, Yves Martin doit demeurer derrière les barreaux.

«Ça serait de très mauvais aloi de parler de remise en liberté alors que les victimes n’ont pas encore eu leurs funérailles. L’accusé est très conscient des conséquences de cet accident et il va patienter», indique son avocat.

Yves Martin se retrouve sous haute protection policière.

«Je sais que les centres de détention prennent les dispositions qui s’imposent dans ce type de cas là parce que c’est fragile à l’intérieur des murs», conclut Me Fradette.

LES ÉVÉNEMENTS

SAMEDI 1er AOÛT

AIl était 20 h 40 lorsqu’un face-à-face mortel est survenu dans le rang Saint-Paul, dans le secteur Laterrière.

Mathieu Perron et Vanessa Viger, le jeune couple de Saint-David-de-Falardeau qui prenait place dans une Honda Civic, sont décédés sur le coup.

Le suspect dans cette affaire, Yves Martin, a été arrêté sur place et était visiblement en état d’ébriété.

Le garçon du couple, Patrick, a été conduit à l’hôpital Sainte-Justice pour y soigner des blessures graves.

LUNDI 3 AOÛT

Yves Martin est formellement accusé de quatre chefs, soit un de conduite avec facultés affaiblies causant la mort et un autre causant des lésions, en plus de conduite dangereuse causant la mort et un autre des lésions.

MARDI 4 AOÛT

Le petit garçon de 4 ans qui était maintenu en vie artificiellement depuis l’accident succombe à ses blessures.

VENDREDI 7 AOÛT

Les chefs d’accusation contre Yves Martin ont été modifiés au palais de justice de Chicoutimi. Il est maintenant accusé de deux chefs de conduite dangereuse causant la mort et de deux chefs de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

ANTÉCÉDENTS

Il s’agit de la troisième infraction d’alcool au volant pour Yves Martin. Il avait reçu des amendes pour des événements survenus en 2005 et en 2009. Son véhicule aurait aussi été équipé d’un antidémarreur éthylométrique pendant une période de cinq ans qui s’est terminée en décembre dernier.

 

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