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Ils en ont assez de leur rue délabrée

Les résidents du boulevard de l’Assomption vivent avec une rue dans un état lamentable

Ils en ont assez de leur rue délabrée
Photo Journal de Montréal, Christopher Nardi

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Des centaines de résidents du boulevard de l’Assomption, à Montréal, sont en colère contre l’état lamentable de leur rue. Ils vont adresser une pétition de 500 signatures à la Ville pour qu’elle fasse les travaux au plus vite.

«L’état de la rue est écœurant et ça fait des années que c’est comme ça. Pendant que le maire de Montréal ne s’occupe que du baseball, nos rues sont en train de tomber en morceaux et c’est rendu un danger public de s’y promener en voiture», s’insurge Jacques Diamond, qui réside depuis trois ans au bord du boulevard de l’Assomption, entre les rues Rosemont et Sherbrooke.

C’est lui qui est l’instigateur de la pétition, qui avait déjà amassé plus de 300 noms en à peine quelques jours. Il s’attend à atteindre 500 noms d’ici mercredi.

Lors d’une visite, Le Journal a pu constater le piètre état de la chaussée de cette artère qui mène directement à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’un des plus importants de la ville. Les trous et les fissures se comptent par douzaines et font parfois jusqu’à six centimètres de profondeur sur ce tronçon d’un kilomètre.

À plusieurs endroits, on voit même les différentes couches d’asphalte qui ont été posées au cours des dernières années lors de vaines tentatives de colmatage des nids-de-poule.

Le résident du boulevard L’Assomption Jacques Diamond a recueilli plusieurs centaines de signatures sur une pétition qui dénonce l’état de délabrement de sa rue.
Photo Journal de Montréal, Christopher Nardi
Le résident du boulevard L’Assomption Jacques Diamond a recueilli plusieurs centaines de signatures sur une pétition qui dénonce l’état de délabrement de sa rue.

Peu de communication

En plus de vivre avec une rue délabrée, les résidents de l’arrondissement Rosemont-la-Petite-Patrie sont frustrés par le silence radio qui persiste à la municipalité malgré plusieurs appels et courriels.

«J’ai parlé au conseiller municipal Guillaume Lavoie il y a 10 mois pour lui parler du problème, mais je n’ai pas eu de nouvelles depuis. Pourtant, le problème n’a pas disparu», décla­re M. Diamond.

«On appelle et on appelle à la Ville, et on ne nous donne jamais de réponse. Les élus se moquent carrément de nous et tout le monde ici est tanné d’attendre qu’on vienne réparer la rue», martèle Dan Costescu, un autre résident du secteur.

Guillaume Lavoie, élu municipal.
Photo Journal de Montréal, Christopher Nardi
Guillaume Lavoie, élu municipal.

Travaux à venir

Rejoint par Le Journal, Guillaume Lavoie n’a pas hésité à déplorer l’état «lamentable» de ce tronçon de l’artère, qui nécessite une réparation complète sur plusieurs centaines de mètres.

Sans dévoiler d’échéancier, il promet de faire les travaux le plus rapidement possible d’ici la fin de 2016 et assure que les budgets sont déjà réservés par la Ville-centre pour le faire.

Entre-temps, il s’explique mal pourquoi on a permis à cette rue de se dégrader autant avant de la réparer.

«La rue est dans un état lamentable et les citoyens ont raison de le signaler. La rue n’est pas endommagée, elle est finie. [...] Il y a eu une question de juridiction – à savoir qui devait faire les réparations – qui a pu ralentir les travaux, mais la dété­rioration s’est aussi faite de façon expo­nentielle», résume M. Lavoie.

 

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