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La gestion de l’offre tue la planète

La gestion de l’offre tue la planète

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Alors que la campagne électorale bat son plein, les partis au Québec se jettent aux pieds de l’Union des producteurs agricoles pour sanctifier la gestion de l’offre – ce système archaïque qui réduit la quantité de produits disponibles et augmente le prix des produits.  Toutefois, saviez-vous qu’en plus d’appauvrir les Canadiens, la gestion de l’offre est un contributeur mineur au réchauffement climatique?

En effet, si on regarde les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des différents types d’aliments, on réalise que le poulet (l’un des aliments affecté lourdement par la gestion de l’offre) génère une quantité infime de GES relativement au bœuf. Toutefois, la gestion de l’offre augmente le prix du poulet relativement au prix du bœuf. Ainsi, les prix relatifs sont assujettis à des distorsions qui incitent les Canadiens à consommer une quantité plus importante de bœuf – qui génère davantage de gaz à effet de serre. En l’absence de gestion de l’offre, le prix du poulet chuterait et les Canadiens réarrangeraient leurs dépenses pour privilégier ce dernier aux dépens du bœuf. L’externalité positive serait une réduction des émissions polluantes.

Comme quoi les défenseurs de la gestion de l’offre contribuent à défendre non seulement l’appauvrissement des Canadiens, mais aussi une aggravation des problèmes environnementaux.