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L’industrie du recyclage des batteries gagne du terrain

Il faut toutefois encore sensibiliser consommateurs et entreprises

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Avec la mise en place d’écofrais sur le recyclage des piles et batteries d’usage domestique, les industries en aval de la collecte connaissent une croissance exponentielle, mais les organisations qui s’occupent de leur récupération peinent à se développer.

En 2013, le Québec adoptait par législation la récupération et le recyclage des piles et batteries à usage des petits appareils, à travers le programme de Responsabilité élargie du producteur (REP). Il a instauré des frais de récupération et confiait à des organisations sans but lucratif la mise en œuvre d’outils de récupération, tout en laissant le secteur de la récupération des piles et batteries d’usage commercial et industriel mener les affaires à sa guise.

Il se ramasse environ 1000 tonnes de piles et batteries d’usage domestique par année, dont 60 % sont des piles de type AA et 80 % à usage unique, comme celles qui vont dans une télécommande. Ces 40 millions de piles récupérées ne représentent qu’à peine 30 % de ce qui est vendu aux consommateurs. Le gouvernement souhaite que le pourcentage de collecte grimpe à 65 % d’ici 2024.

Il existe actuellement 5200 boîtes de dépôt pour les piles et batteries, dont 500 sont disponibles dans des municipalités et 200 dans divers commerces.

« Québec se traîne les pieds »

«Il faut faire pression sur le gouvernement pour qu’il établisse le bannissement de l’enfouissement des piles et batteries, a commenté Jean-Paul Tiéblot, directeur pour l’Est du Canada de l’organisme Appel à Recycler, mandaté par Recyc-Québec pour faire la promotion du programme. Mais Québec se traîne les pieds. Si le citoyen sait qu’il n’a pas le droit de jeter les piles dans le sac vert, il va y réfléchir à deux fois avant de le faire.»

Des entreprises qui reçoivent ensuite les piles et batteries interpellent le gouvernement pour qu’il en fasse plus. Dans le milieu industriel, les batteries au plomb sont recyclées à 99 %, car elles sont rachetées par les fabricants automobiles.

«Ça prendrait une consignation sur les piles et batteries pour que les gens les rapportent. Ce serait un incitatif rentable. Il y a des métaux dans ces produits, comme le nickel, qui valent très cher», a ajouté Benoît Deschênes, directeur général de Terrapure Environmental, à Sainte-Catherine, en Montérégie. L’entreprise qui recycle et revend des batteries aux manufacturiers automobiles investit actuellement 20 millions $ pour accélérer sa croissance, dont 95 % proviennent de son marché étasunien.

Quant à Éco-Dépôt Batteries Industrielles, de Montréal, elle connaît une expansion de 40 % depuis un an avec la vente de toute sorte de batteries recyclées.

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