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Un service qui fait peur!

La représentante du Journal a «joué» au tennis avec Vasek Pospisil

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Deuxième meilleur joueur canadien du circuit de l’ATP, Vasek Pospisil a accepté d’échanger quelques balles avec la représen­tante du Journal, lundi, dans le cadre de la Coupe Rogers. Cela devait permettre de voir, entre autres, s’il est possible pour une « joueuse du dimanche » de renvoyer un de ses puissants services.

Pospisil, 45e joueur au monde, s’est montré « gentil » le temps de quelques échanges, n’y mettant pas la gomme et ne tentant surtout pas de déjouer son adversaire – ce qu’il aurait fait avec une facilité déconcertante, il va sans dire. Mais il s’est tout de même amusé avec de « vrais » services, qui sans grande surprise, n’ont pas été renvoyés!

Alors, comment se sent-on lorsqu’on reçoit la balle d’un joueur qui a déjà occupé la 25e place mondiale et qui a remporté quatre tournois professionnels en double, dont le prestigieux Grand Chelem de Wimbledon? En gros, la réponse est : pas de taille du tout!


Des coups précis

Renvoyer la balle à Pospisil? Rien de plus facile! Bon, d’accord, il faut dire qu’un joueur de sa trempe peut diriger les coups là où il le veut, alors la balle se retrouvait systématiquement sur la raquette de la journaliste, histoire de lui facili­ter la tâche... et sûrement de lui donner un peu confiance pour la suite...

Une puissance de frappe

Pospisil n’a pas libéré toute sa puissance au début de l’échange, mais même s’il était à une fraction de ses capacités, la balle arrivait plus vite que sur un terrain de la ville où l’on joue entre amis. En fait, beaucoup plus vite. Il fallait être alerte et bien suivre la balle des yeux, et on sentait une bonne puissance dans la raquette lorsque la balle frappait les cordes. C’était carrément comme si elle s’y imprégnait avant d’être renvoyée.

Toutes les balles reviennent!

Si les échanges durent longtemps avec Pospisil, c’est notamment parce qu’il renvoie tout. Bon coup, mauvais coup, à moins de mettre la balle complètement hors du terrain, le joueur de 25 ans n’aura aucune difficulté à la renvoyer de l’autre côté du filet. Il y a bien eu une exception, qui dans le cadre d’un match aurait donné le point à la représentante du Journal, mais il y a de fortes chances que ç’aurait été le seul de la partie!

Impossible de réagir à temps

Afin de passer aux choses sérieuses, on a demandé au Britanno-Colombien de servir de toutes ses forces, exactement comme en situation de match. Galant, il a tout de même demandé où on préférait qu’il serve. La réponse a été « sur le coup droit ». Le premier service est sorti de sa raquette et avant même d’avoir le temps de réaliser que la balle était en route, elle avait déjà rebondi sur le sol et s’était transformée en as. Un autre essai ne sera pas plus concluant. Le temps de réaction nécessaire pour se rendre à la balle est si infime qu’il est pratiquement impossible de la suivre, d’essayer de s’y rendre et de tenter de la frapper. Trop d’étapes en trop peu de temps pour y arriver!

Des bons commentaires

Après ce duel – inégal, avouons-le –, Pospisil y est allé de quelques commentaires sur le jeu de son adversaire. « Tu étais incroyable! Et ton coup droit était meurtrier. J’en avais peur! J’essayais d’aller sur ton revers, mais tu te déplaçais pas mal rapidement! (Rires) C’était très plaisant. »

On repassera pour la sincérité et l’analyse objective de sa part, mais on lui donne des points pour avoir ménagé l’orgueil de son adversaire!

Répétera-t-il ses exploits de 2013?

Vasek Pospisil sait qu’il sera difficile d’atteindre le carré d’as de la Coupe Rogers comme il l’avait fait il y a deux ans. Mais après sa présence en quarts de finale à Wimbledon cet été, il est permis de rêver.

À son premier match, prévu cet après-midi sur le court Banque Nationale, Pospisil affrontera Yen-Hsun Lu, un joueur issu des qualifications.

« Tous les tournois, tous les matchs sont difficiles. J’ai battu Lu il y a quelques semaines, mais ce n’était pas un match facile. C’est un joueur très polyvalent. Je vais essayer d’utiliser la foule à mon avantage », a indiqué le 45e joueur mondial.

Parfaitement remis de sa blessure à un poignet, le Canadien de 25 ans est persuadé qu’il peut connaître du succès en sol montréalais.

« La foule me donne beaucoup d’énergie positive. Je sens que je suis dans une période où je joue bien et, en plus, c’est mon tournoi favori. En 2013, j’avais élevé mon niveau de jeu et j’avais très bien joué. Tout peut arriver », a-t-il dit.

Une victoire qui change une vie

Depuis son dernier match à Montréal, Pospisil a vu sa carrière prendre un tournant majeur et plutôt inattendu, alors qu’il a connu un éclatant succès en double avec, entre autres, une victoire à Wimbledon en compagnie de Jack Sock, en juillet 2014.

Encore aujourd’hui, il a du mal à réaliser l’ampleur de cet exploit.

« J’ai quelques moments forts dans ma carrière, gagner Wimbledon, c’est le plus gros parce que ce n’est pas qu’un Grand Chelem, c’est LE Grand Chelem et personne ne pourra jamais me l’enlever. C’est un grand accomplissement pour moi », a-t-il admis.

Même si sa priorité demeure le simple – c’est d’ailleurs pour y mettre toute son énergie qu’il ne joue pas en double à Montréal –, Pospisil estime que ce titre acquis à Londres a changé sa vie.

« J’ai vu des changements immédiats, comme dans le traitement que je reçois, mais je crois que ça a changé ma vie en des termes que je ne connais pas encore puisque je suis en plein au cœur de ma carrière. »