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Cinquante nuances de rires

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Un livre, un film, il ne manquait plus qu’une comédie musicale. Mais pas n’importe laquelle puisque 50 Shades! La parodie musicale est comme son titre l’indique un pastiche du succès de librairie d'E.L. James. Présentée jeudi soir en première médiatique, la production québécoise a tiré à boulet «rose» sur un roman qui n’a pas fini de soulever les passions.

Face à cette popularité internationale, les produits dérivés commencent déjà à apparaître comme cette proposition gentiment moqueuse et irrévérencieuse, elle-même tirée de la pièce américaine qui a déjà eu un gros succès chez nos voisins du sud.

Dès la levée du rideau, la table a été mise avec l’apparition de trois femmes, membres d’un club de lecture, interprétée par Sarah Dagenais Hakim, Johanne Lapierre et Vanessa Duchel. Elles sont les lectrices idéales et un peu kitsch du roman sulfureux qui introduiront l’univers de l’œuvre.

Version québécoise

Cette version québécoise, mise en scène par Didier Morissonneau, qui signe également l’adaptation et la traduction, est par conséquent un pastiche. Les âmes sensibles seront rassurées: ni nudité, ni scènes violentes au menu.

Notons que la production est tout de même interdite au moins de 16 ans pour ses dialogues osés, en particulier le contenu des chansons. Un exemple avec le titre hilarant Un trou en moi qui ne laisse ici aucun doute à l’interprétation. Mais bon, 50 Shades! est d’abord l’occasion de rire un bon coup.

On fait la connaissance de la belle Anastasia, jouée par l’actrice Albane Château dont l’allure aguichante pourrait facilement la faire passer pour son personnage. Mais tous ceux et celles qui pensent voir en chair et en os les pectoraux saillants du sadique Christian risquent bien d’être déçus.

Sous les traits du comédien Martin Larocque, les charmes sont ailleurs. Le ventre bedonnant et la barbe bien fournie, l’homme qui a depuis longtemps dépassé la vingtaine n’en est pas moins un brin lubrique.

Une belle brochette de personnages gravite autour de ce duo improbable. Jean-François Poulin, qui joue le latino José, est drôle à souhait. Léane Labrèche Dor, Marina Bastarache et Daniel Delisle composent le reste de la distribution.

Cette production reste un bon divertissement livré par des interprètes de talent, à l'aise aussi bien dans le jeu que dans le chant. Malgré quelques temps morts, sa force réside dans le répertoire des chansons remplies de seconds degrés et d’allusions cochonnes qui ont bien fait rire le public.