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Opération charme auprès de la FIS

Québec peaufine ses parcours en prévision du Ski Tour Canada en 2016

Le président de Gestev, Patrice Drouin (au centre), a apporté les derniers correctifs aux tracés des épreuves de Québec dans le cadre du Ski Tour Canada 2016, avec les recommandations de Dave Dyer, de Ski de fond Canada, et du directeur de course de la FIS, Pierre Mignerey.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Le président de Gestev, Patrice Drouin (au centre), a apporté les derniers correctifs aux tracés des épreuves de Québec dans le cadre du Ski Tour Canada 2016, avec les recommandations de Dave Dyer, de Ski de fond Canada, et du directeur de course de la FIS, Pierre Mignerey.

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Le directeur de course de ski de fond de la FIS, Pierre Mignerey, est venu constater les progrès des parcours du Ski Tour Canada 2016.

Après le succès connu par la Coupe du monde de sprint en 2012, la présentation de deux étapes du Ski Tour Canada 2016 pourrait permettre à Québec de solidifier sa place sur l’échiquier mondial du ski de fond, selon le président de Gestev, Patrice Drouin.

Le directeur de course de ski fond pour la Fédération internationale de ski (FIS), Pierre Mignerey, était à Québec hier, dans le cadre d’une tournée des sites du Tour. Il a fait le tour des parcours de sprint et de poursuite en compagnie de M. Drouin et de Dave Dyer de Ski de fond Canada, entre autres. Les deux parcours emprunteront et les plaines d’Abraham, et une partie de la haute-ville, notamment le devant du parlement et la fontaine de Tourny.

Le Ski Tour Canada 2016 se voudra le dernier événement de l’année pour les fondeurs de la FIS. Après un sprint à Gatineau le 1er mars, puis une épreuve classique sur le mont Royal, le lendemain, les meilleurs athlètes en ski de fond au monde prendront le chemin de Québec pour y disputer un sprint, le 4 mars, puis une épreuve de poursuite, le lendemain. Le Tour se terminera avec quatre étapes, à Canmore en Alberta.

DÉVELOPPER LE MARCHÉ

Pour Patrice Drouin, Québec se veut une destination logique pour la présentation d’événement de ski de fond d’importance. Non seulement, le site est tout désigné pour une présentation sportive intéressante, mais également pour des images télévisuelles spectaculaires. De plus, l’engouement grandissant pour le sport, notamment grâce à Alex Harvey, joue en la faveur de la Vieille Capitale.

«Notre objectif c’est que ça revienne, a-t-il mentionné. C’est certain que si on connaît un succès comme en 2012, ils vont repenser à nous pour un autre Ski Tour Canada en 2020», souhaite-t-il, ajoutant que dans un monde idéal il présenterait un événement de la FIS aux deux ans. «Un Tour, une Coupe du monde, un Tour, une Coupe du monde...», explique-t-il.

L’ASIE DANS LES JAMBES

Québec, Gatineau, Montréal et Canmore ont profité de la traditionnelle année creuse, deux ans avant les Jeux olympiques, pour présenter le Ski Tour Canada 2016. Pierre Mignerey n’a pas trop voulu se mouiller quant aux intentions de la FIS pour les années à venir.

«On tente de développer le marché nord-américain, mais aussi asiatique. Le fait que les deux prochains Jeux olympiques soient présentés en sol asiatique (Pyeongchang en 2018 et Pékin en 2022) pourrait devenir éprouvant», a-t-il mentionné, indiquant également que le Ski Tour Canada 2016 se voulait un événement de promotion du ski de fond en Amérique du Nord.


Les meilleurs s’y donneront rendez-vous

À quelques exceptions près, les meilleurs fondeurs masculins et féminins au monde seront du Ski Tour Canada 2016.

Le fait que le Tour soit le dernier événement de la saison 2015-2016 de ski de fond aura un impact positif.

«Il y a trop à perdre en terme de points pour que les meilleurs skieurs ne s’y présentent pas, explique Pierre Mignerey. Il y aura, au total, 800 points de disponibles et il y a fort à parier que le Globe de cristal se gagnera au terme du Tour. Il sera impossible de le gagner sans se présenter ici.»

D’ailleurs, le directeur de course ne croit pas que le parcours de poursuite sera très difficile, ce qui permettra d’offrir un bon spectacle et d’aboutir à une finale décidée au sprint.

«Les coureurs ne seront pas déçus de ça. Après tout, on sera à la fin de la saison et ils auront déjà trois étapes de conclues en quatre jours.»

LE MSA ÉCARTÉ

D’ailleurs, les deux épreuves à Québec auront lieu en ville. L’option du Mont Sainte-Anne a donc été écartée.

«Le Mont Sainte-Anne aurait besoin d’un coup de jeune au niveau du tracé des pistes. Ça devient difficile, non seulement au niveau de l’épreuve sportive, mais également de la logistique télé. On aurait pu le faire, mais ç’aurait été plus compliqué», explique M. Mignerey.

EN BREF

Gestev prévoit produire entre 45 000 et 50 000 mètres cubes de neige pour la tenue des deux événements. En 2012, 15 000 m3 avaient été produits... Il n’y aura finalement pas d’épreuve au Lac-Louise. Les quatre dernières étapes seront disputées à Canmore... La FIS s’attend à ce que les étapes soient présentées en direct à la télévision scandinave... Le marché américain est toujours dans les plans de la Fédération, mais nos voisins du Sud semblent peu enclins pour le moment.