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Transport pétrolier: le pipeline est plus sécuritaire

Pipeline, Enbridge
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OTTAWA – Le transport du pétrole par pipeline serait 4,5 fois plus sécuritaire que par train, selon les conclusions tirées d’un nouveau rapport dévoilé jeudi par l’Institut Fraser.

Ce chiffre est tiré des données du Bureau de la sécurité dans les transports (BST), entre 2003 et 2013. Le taux d’occurrences d’accidents ou d’incidents s’est avéré plus élevé pour le transport par train, en proportion des millions de barils transportés.

«Les pipelines réglementés par le gouvernement fédéral transportent un peu moins de 15 fois plus d’hydrocarbures que le transport par rails», peut-on lire dans l’étude de Kenneth P. Green, directeur senior des études de l’Institut Fraser sur les ressources naturelles.

«Mais l’augmentation de la production et l’opposition continue à toutes nouvelles infrastructures de pipelines poussent davantage de pétrole vers les rails, une forme de transport qui s’est traduit par davantage de déversements», précise également l’étude.

Pourtant, entre 2003 et 2013, en raison d’un plus grand volume d’hydrocarbures transportés, les pipelines ont causé 1226 occurrences contre 127 pour les rails, mais selon le BST, 99 % des incidents liés aux pipelines «n’ont pas causé de dommage à l’environnement».

Pour 73 % des accidents impliquant le transport par pipeline, le déversement qui en a résulté a été inférieur à 1 mètre cube et 16 % des accidents n’ont pas entraîné de véritable déversement.

Par ailleurs, plus de 83 % des accidents n’ont pas été causés dans le processus de cheminement du pétrole, mais aux installations qui précédaient l’entrée des hydrocarbures dans le pipeline. Le rapport cite des incidents survenus dans les stations de compression et les terminaux, notamment.

«Au Canada, comme aux États-Unis, l’augmentation de la production pétrolière et gazière doit se traduire par une expansion des capacités de transport», a conclu M. Green avant d’ajouter que selon lui, la décision du mode de transport retenu doit se fonder sur le moyen le plus sécuritaire, à savoir, le pipeline.

Des conclusions contraires

Selon l’Agence internationale de l’Énergie, en Amérique du Nord, le transport par rails comporte certains avantages. Il est notamment plus facile d'obtenir une approbation réglementaire pour les liaisons ferroviaires que pour un pipeline. En revanche, une fois le pipeline construit et l’investissement de départ exclu, ses coûts d’exploitation représentent environ le tiers de ceux du rail et il émet moins de carbone.

Cela dit, pour Keith Stewart, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada, l’Institut Fraser se trompe de cible en tentant de déterminer quel devrait être le moyen de transport privilégié pour véhiculer le pétrole.

«La vraie question devrait porter sur les manières de se sortir du pétrole, et non pas se fonder uniquement sur comment rendre le pétrole plus sécuritaire», a-t-il dit.

Selon Greenpeace, la campagne électorale fédérale est au moment clé pour se pencher sur les alternatives énergétiques qui s’offrent aux Canadiens.

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