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Les albums prisés par les collectionneurs

Les albums prisés par les collectionneurs
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Vous pouvez en apprendre beaucoup sur une personne en regardant sa bibliothèque musicale. Et vous rendre compte de ce qu’il manque.

Même le plus grand amateur/collectionneur/consommateur de musique ne peut espérer un jour posséder tous les albums historiques – encore plus à une époque où nous sommes chaque jour bombardés de nouveaux morceaux.

En gardant ceci à l’esprit, j’ai essayé de condenser les choses pour vous. Voici donc un classement alphabétique des albums studio révolutionnaires que tout le monde devrait posséder (même si votre âge détermine de façon importante votre positionnement).

Appelez-les comme bon vous semble: «essentiels», «classiques», «repères», «charnières» ou «disques que vous emmèneriez avec vous sur une île déserte». Toujours est-il que vous passez à côté de quelque chose si vous ne les possédez pas.

 

Les 20 albums essentiels que vous devriez déjà posséder:

 

The Beach Boys

Les albums prisés par les collectionneurs
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Pet Sounds (1966)

Ça ne serait pas agréable (Wouldn’t it be Nice) si tous les albums étaient aussi impeccablement conçus et incroyablement romantiques que celui du clan californien de Brian Wilson, avec sa synthèse étonnante des sons pop-baroque, psychédélique et art-rock.

The Beatles

Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967)

N’ayons pas peur des mots: c’est l’album le plus ambitieux, technique et complet du groupe le plus important de l’Histoire. Profitez du spectacle.

James Brown

20 All-Time Greatest Hits (1991)

Surnommé «l’homme le plus travaillant du monde du divertissement», James Brown a également été l’un des artistes les plus influents de l’Histoire en fournissant le son, le style et la matière première au funk, à la soul, au hip-hop et au rap.

The Clash

London Calling (1979)

Avant ce double album, Joe Strummer et ses compagnons constituaient l’un des meilleurs groupes de punk. Ils sont ensuite tout simplement devenus l’un des meilleurs groupes de la planète. Rien de moins.

Bob Dylan

Highway 61 Revisited (1965)

Dylan se met à l’électrique. Après cinq albums acoustiques, Zimmy rejoint un groupe et crée le folk-rock – et livre neuf classiques immortels, dont une célèbre chansonnette appelée Like a Rolling Stone.

Guns N’ Roses

Appetite for Destruction (1987)

Le «premier album» le plus vendu de tous les temps – et celui qui a sauvé la musique du marasme métal des années 80 avec ses odes axées sur le sexe, la drogue et le rock ‘n’ roll.

Jimi Hendrix

Are You Experienced? (1967)

Tout guitariste a une dette envers Hendrix, qui a amené cet instrument vers de nouveaux sommets, jusqu’à y mettre le feu (littéralement). L’album de guitare le plus important jusqu’à Van Halen.

Michael Jackson

Thriller (1982)

Il y a une raison pour laquelle Thriller est l’album le plus vendu de l’Histoire. Alors que la vie et la mort sordide de Jackson ont terni sa réputation, l’éclectisme musical et la production cinématographique de ses tubes sont indétrônables.

Led Zeppelin

IV (1971)

Si vous pouvez écouter n’importe quelle station de radio dans le monde diffusant du rock classique pendant une heure sans entendre au moins une chanson – sinon plus – du quatrième album des dieux du blues-rock, c’est forcément qu’il y a un problème.

Nirvana

Nevermind (1991)

Un album-étape. Cet opus du trio de Seattle a bouleversé l’industrie de la musique et lancé l’ère du grunge des années 90 en évinçant les chanteurs de métal à cheveux longs et en faisant de Kurt Cobain une icône générationnelle.

Pink Floyd

The Dark Side of the Moon (1973)

Une véritable percée commerciale et conceptuelle pour ces avant-gardistes britanniques de la musique psychédélique. Leur huitième album est resté 741 semaines dans les bacs et s’est vendu à 50 millions d’exemplaires.

Elvis Presley

Elvis Presley (1956)

Encore tout frais sorti de Memphis, Presley est devenu la pierre angulaire du rock n’ roll grâce à son premier album. Après cela, rien n’a plus jamais été pareil.

Radiohead

OK Computer (1997)

Le futur commence maintenant. Le troisième album de Radiohead abandonne le rock traditionnel pour une expérimentation singulière qui a redéfini leur carrière – et changé la face du rock moderne.

The Ramones

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The Ramones (1976)

Le punk débute avec cet amalgame brillant de guitares bien senties et de paroles adolescentes enchaînées à une vitesse vertigineuse par le quatuor.

The Rolling Stones

Exile on Main St. (1972)

Certains albums des Stones comptent plus de tubes que celui-ci, mais aucun d’entre eux ne saisit l’essence, l’obscurité et le danger du groupe mieux que ce chef-d’œuvre troublant.

The Sex Pistols

Never Mind the Bollocks, Here’s the Sex Pistols (1977)

Arrivé comme une bombe dans les années 70, le seul opus studio de Johnny Rotten et ses camarades punks reste l’un des albums les plus influents jamais réalisés.

Bruce Springsteen

Born to Run (1975)

Le Boss a trouvé sa voix créative sur son troisième album combinant épopées amoureuses majestueuses et liberté, le tout situé dans un enfer généré par «le mur du son» de Phil Spector.

The Velvet Underground & Nico

The Velvet Underground & Nico (1967)

Le comble: presque personne ne l’a acheté, mais tous ceux qui l’ont acquis ont créé un groupe. Le premier album sombre de Lou Reed et compagnie a ouvert la voie à tous les styles musicaux, du punk au grunge en passant par le goth et le glam.

The Who

Who’s Next (1971)

Pas de complexes récits d’opéra rock. Pas de conceptions grandioses. Juste la force monumentale et le glorieux chaos de l’un des piliers du rock.

Neil Young

Decade (1977)

Il est pratiquement impossible de réduire à un album le vaste catalogue varié de la légende de la musique folk-rock. Heureusement, cette anthologie en trois disques en donne un bel aperçu.

 

Les 20 albums essentiels que vous ne possédez peut-être pas:

 

Beastie Boys

Paul’s Boutique (1989)

Mike D., Ad-Rock et Adam Yauch réinventent le hip-hop avec des jeux de mots astucieux et des sons kitsch.

Captain Beefheart

Trout Mask Replica (1969)

Près d’un demi-siècle après sa sortie, l’opus de Delta-blues discordant, cacophonique, bercé de poésie et de free-jazz primitif est encore considéré comme un OVNI musical.

Chuck Berry

The Great 28 (1982)

Les accords de puissance de Berry ont bâti les fondations de la guitare rock contemporaine.

John Coltrane

A Love Supreme (1965)

Du jazz plus puissant avec un concept plus osé. Le géant du saxophone vise haut avec cet album spirituel en quatre mouvements mélangeant post-bop et free jazz, et introduit par un mantra.

Miles Davis

Bitches Brew (1970)

Le trompettiste légendaire s’est réinventé plus d’une fois au cours de sa carrière, mais ce double disque sur fond de fusion électrique reste l’une de ses réalisations les plus audacieuses.

Aretha Franklin

I Never Loved a Man the Way I Love You (1967)

Avec l’aide des musiciens du groupe The Muscle Shoals Rhythm Section et une belle liste de classiques de la musique soul, Aretha Franklin est entrée dans la légende. Et a gagné beaucoup de R-E-S-P-E-C-T.

Marvin Gaye

What’s Going On (1971)

Après des années passées au sein de Motown, l’auteur-interprète connaît une épiphanie musicale et met en scène une révolution sonore avec cet opus soul empli de conscience sociale.

Guided by Voices

Bee Thousand (1994)

Un garage, un enregistreur au rabais, beaucoup de bières et autant d’idées. Peu de gens ont utilisé ces éléments à meilleur escient que Robert Pollard sur ce chef-d’œuvre de la musique lo-fi et indie-pop.

Robert Johnson

King of the Delta Blues Singers (1961)

Il a enregistré seulement quelques dizaines de chansons avant de mourir à 27 ans, mais les descendants musicaux de cet énigmatique chanteur-guitariste vont de Muddy Waters à Keith Richards en passant par Jack White.

Joy Divison

Unknown Pleasures (1980)

Ian Curtis est mort, vive Ian Curtis. Le chanteur troublé et ses acolytes ont lancé la vague post-punk britannique avec un premier disque austère dont le son résonne encore dans l’indie-rock.

Kraftwerk

Trans-Europe Express (1977)

Chaque fois que vous entendez un synthétiseur élégant, les douces pulsations d’une boîte à rythmes ou une voix robotique, vous entendez l’influence de ces Allemands avant-gardistes.

Joni Mitchell

Blue (1971)

L’une des auteures les plus douées du Canada creuse encore plus profondément qu’à l’accoutumée, se livrant à d’austères aveux sur l’amour et la perte pour façonner ses complexes créations folk-pop.

N.W.A.

Straight Outta Compton (1988)

Témoins de la puissance de la rue, les pionniers du gangster-rap Eazy-E, Ice Cube, Dr. Dre et leurs acolytes présentent cette galette résolument profane, violente et incendiaire.

Pavement

Slanted & Enchanted (1992)

Glorieusement bâclé et anarchique à souhait, le premier album du chanteur-guitariste Stephen Malkmus et compagnie a contribué à la création de la scène college-rock des années 90.

Pixies

Doolittle (1989)

Kurt Cobain a déclaré avoir essayé de copier la musique de Black Francis et des Pixies lorsqu’il a écrit Smells Like Teen Spirit. Cela veut tout dire.

Patti Smith

Horses (1975)

La magnifique collision de garage-rock décharné et de poésie pure présente sur le premier album de la New-Yorkaise proto-punk est tout simplement divine.

Sonic Youth

Daydream Nation (1987)

Ils ont défini la musique noise. Mais, entre les sessions abusives de guitare, les New-Yorkais novateurs de Sonic Youth ont aussi comblé l’espace entre les mondes disparates du punk, de la new wave, du jazz et de la musique psychédélique.

The Stooges

The Stooges (1969)

Iggy Pop et ses camarades ont préparé le terrain au punk en dépouillant le garage-rock jusque dans ses éléments les plus primaires, avec des paroles alimentées par l’ennui adolescent, le nihilisme et la luxure.

Television

Marquee Moon (1977)

Le groupe le plus talentueux de la scène du mythique club CBGB est le chaînon manquant entre le punk et l’indie-rock contemporain.

Hank Williams

40 Greatest Hits (1978)

Comme Robert Johnson, Hank Williams a adopté l’attitude «vivre vite, mourir jeune». Il laisse une œuvre dont l’impact sur la musique country contemporaine est incomparable et inestimable.

 

L’album essentiel que vous ne possédez certainement pas:

 

Marah

Kids in Philly (2000)

Le meilleur disque dont vous n’avez jamais entendu parler provient de ces musiciens de Philadelphie dont les titres jubilatoires sont à mi-chemin entre Bruce, Van et Faces - et amorcent le banjo-rock contemporain.