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AMT: Nicolas Girard remercié

Nicolas Girard
Nicolas Girard

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Le gouvernement Couillard dégomme le président de l'AMT, Nicolas Girard, un peu plus d'un an avant la fin de son mandat. L'ancien député péquiste aura droit à une prime de départ d'environ 90 000$, selon nos informations.
 
Nommé par le gouvernement de Pauline Marois en octobre 2012, M. Girard sera remplacé par l'ancien président de Via Rail, Paul Côté. Ce dernier avait assuré la présidence par intérim de l'Agence Métropolitaine de transport avant l'arrivée du péquiste, après quoi il avait conseillé M. Girard durant quelques mois.
 
L'ex-élu péquiste a été rencontré hier par le gouvernement, selon nos sources. La nomination de son successeur devrait être entérinée mercredi par le Conseil des ministres, nous dit-on.
 
En vertu de son contrat, Nicolas Girard a droit à une allocation de transition équivalente à trois mois de salaire. Le gouvernement étant tenu de lui donner un préavis pour la résiliation de son contrat, il touchera donc également sa rémunération de PDG pour les trois prochains mois.
 
À l'époque, la nomination de Nicolas Girard avait semé la controverse dans la sphère politique puisqu'il n'avait aucune expérience dans le domaine des transports. Comme PDG, M. Girard gagnait quelque 190 000$ par an.
 
Vendetta politique

Dans les rangs péquistes, on y voit une vendetta politique. La députée péquiste Martine Ouellet s'est dite «surprise» de ce congédiement, qui plus est puisque le gouvernement libéral a récemment annoncé l'abolition de l'AMT. L'organisme sera remplacé par deux nouvelles entités.
 
«Est-ce que M. Couillard met sa menace à exécution de ne pas laisser un pouce aux souverainistes?» Elle rappelle que c'est nul autre que Nicolas Girard qui a dénoncé à la police les agissements de son prédécesseur, Joël Gauthier, soupçonné de fraude, d'abus de confiance et de financement politique illégal par l'UPAC.
 
Elle défend bec et ongles le choix qu'avait fait le gouvernement Marois de donner les rênes de l'AMT à Nicolas Girard. «Ce n'était pas une nomination partisane parce que la compétence était là», insiste-t-elle.
 
La venue de Paul Côté n'a rien de rassurant, selon Martine Ouellet. Pendant son intérim à la direction de l'organisme, «il n'a aucunement dénoncé ce qui se passait à l'AMT, c'est inquiétant, ça pose des questions d'éthique».