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La taxe de 10 sous proposée par Uber ridiculisée

L’industrie du taxi se moque de cette proposition

Uber
Photo Christopher Nardi

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L’industrie du taxi trouve ridicule la proposition du service de transport Uber, qui offre de verser au gouvernement une taxe de 10 cents la course afin de légaliser ses activités au Québec.

En fin de semaine, le premier ministre, Philippe Couillard, s’est dit ouvert à encadrer les activités d’Uber, afin de «créer un climat de compétition qui est correct pour les autres chauffeurs».

«Si le premier ministre se contente d’une petite prime de 10 sous, on lui donnera un suçon avec. Ça n’a pas de bon sens», a ironisé mercredi le porte-parole de l’industrie, Guy Chevrette. Selon M. Chevrette, le gouvernement ne peut pas légaliser Uber au détriment de toute l’industrie. «Tu ne déshabilles pas “ti-Pierre” pour habiller “ti-Jean”», a-t-il illustré.

Dans un mémoire, l’industrie du taxi québécoise propose au gouvernement de mettre à jour les normes qui la régissent et de prendre un virage technologique.

Le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT) se dit convaincu de la nécessité d’améliorer le service offert à la clientèle et de relever les défis «de la modernisation et du virage écologique».

Réaction du ministre Poëti

Même s’il maintient que Uber représente une «concurrence déloyale» envers l’industrie du taxi, le ministre des Transports, Robert Poëti, se dit sur la même longueur d’onde que Philippe Couillard. Le premier ministre s’est récemment montré ouvert à l’idée d’encadrer ce genre de nouvelle technologie.

«M. Couillard et moi-même disons la même chose: d’une façon équitable pour tout le monde, a expliqué M. Poëti, en marge du Conseil des ministres, mercredi. Je ne suis pas contre la nouvelle technologie.»

Depuis que le gouvernement s’est engagé dans la modernisation de la réglementation concernant l’industrie du taxi, cette dernière a accéléré son virage technologique, a constaté le ministre Poëti, qui s'en réjouit.

«C’est grâce à la compétition (celle de Uber), bien sûr», a reconnu le ministre des Transports.

— Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire