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Un cégépien sur trois souffrirait d’anxiété

Ces symptômes nuisent au travail des étudiants

Étudiant
Photo Didier Debusschère

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Ce sera bientôt la rentrée au cégep où un étudiant sur trois souffrirait d’anxiété, selon les premières données québécoises sur ce phénomène.

Une équipe de chercheurs de l’UQAM a sondé 440 étudiants du cégep de Sorel-Tracy au cours de la dernière année scolaire.

Leurs données préliminaires démontrent qu’entre 30 % et 35 % des cégépiens interrogés présentent des symptômes d’anxiété qui nuisent à leur travail scolaire, affirme Cynthia Lamarre, étudiante au doctorat en psychologie. «On est étonné qu’il y en ait autant que ça», lance-t-elle, même si cette proportion est semblable à ce qu’on retrouve dans d’autres études américaines.

Il est donc réaliste de penser qu’un cégépien sur trois souffre d’anxiété au Québec, indique Mme Lamarre. «Depuis une dizaine d’années, des chercheurs remarquent une augmentation importante des symptômes anxieux et dépressifs chez les étudiants de niveau postsecondaire. On remarque aussi une augmentation des consultations chez les étudiants du collège», affirme Mme Lamarre.

Psychologues débordés

Or les psychologues dans les cégeps peinent à répondre à la demande, ajoute-t-elle. C’est pourquoi l’équipe supervisée par la professeure Diane Marcotte a développé le programme d’intervention Zenétudes, qui permet de rejoindre un plus grand nombre d’étudiants.

Le premier volet du programme est offert en classe, par des enseignants, qui sensibilisent les étudiants aux symptômes de l’anxiété et de la dépression. D’autres thèmes sont aussi abordés, comme la transition secondaire-cégep et l’organisation du temps chez les étudiants. Ce genre de discussion répond aux besoins de plus de 80 % des jeunes, estime Mme Lamarre.

Pour ceux qui ont besoin d’un coup de pouce supplémentaire, le programme prévoit aussi des ateliers plus ciblés, donnés par la psychologue du cégep et la conseillère en orientation.

«On sait que quand on fait de la prévention pour l’anxiété et la dépression, on prévient aussi le décrochage scolaire», souligne Cynthia Lamarre.