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Ridiculiser les religions devrait être puni, selon le Conseil musulman de Montréal

La faute à la charte?
Photo d’archives L'imam Salam Elmenyawi demande au gouvernement d'élargir la portée du projet de loi 59.

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Ridiculiser les religions devrait être puni, selon le Conseil musulman de Montréal.

L'imam Salam Elmenyawi demande au gouvernement d'élargir la portée du projet de loi 59, qui vise à interdire les discours haineux contre des groupes de personnes.

«Quand on tourne en dérision une religion, vous vous moquez de moi, vous vous moquez de ma femme, vous vous moquez du prophète, a-t-il plaidé jeudi en commission parlementaire. Si votre intention est de protéger des personnes, il faut comprendre que pour un musulman, quand on attaque sa religion, c'est la personne elle-même qui est attaquée».

Le texte de loi piloté par la ministre Stéphanie Vallée prévoit des amendes pécuniaires pour les personnes reconnues coupables par le Tribunal des droits de la personne d'avoir tenu un discours incitant à la violence.

Selon le président du Conseil musulman de Montréal, il faut aller plus loin.

«On peut critiquer, on peut écrire des livres, on peut faire des analyses, c'est très bien et j'encourage cela. Quand il y a un débat, on peut répondre, mais quand il y a de la dérision, il n'y a pas de réponse, quand vous me ridiculisez moi-même et ma religion, il n'y a pas de réponse à ça», a insisté Salam Elmenyawi.

 Également de passage devant les députés, le Forum musulman canadien a plaidé en faveur du projet de loi 59. Selon le président, Samer Majzoub, un «sentiment islamophobe» existe bel et bien au Québec. «On espère que ce nouveau projet de loi va nous aider à lutter contre cette islamophobie.»