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Un cône orange qui vous veut du bien

La bédéiste Tania Mignacca dessine chaque semaine une courte BD mettant en scène son personnage de cône orange, Ponto, et inspirée par les nids-de-poule et autres chantiers montréalais.
Photo Le Journal de Montréal, Judith Plamondon La bédéiste Tania Mignacca dessine chaque semaine une courte BD mettant en scène son personnage de cône orange, Ponto, et inspirée par les nids-de-poule et autres chantiers montréalais.

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Une bédéiste veut faire sourire les Montréalais frustrés par les nids-de-poule et les chantiers de construction avec son personnage de cône orange, Ponto. Plus encore, elle aimerait en faire la mascotte officielle de la ville.

«La construction et les cônes oranges font partie du paysage à Montréal, surtout ces jours-ci! Aussi bien en rire», croit Tania Mignacca, une artiste graphiste de 31 ans.

Celle qui vit près de l’échangeur Turcot a vu les cônes se multiplier dans son quartier ces dernières années. C’est ce qui lui a inspiré en 2012 la création de Ponto, un cône routier qui pose un regard humoristique sur la «décrépitude généralisée de la ville».

Chaque semaine, elle publie sur son site (minyaka.com/ponto) un tableau mettant en scène son personnage.

En s’inspirant de chantiers de la ville, comme celui de Turcot ou du pont Champlain, Tania Mignacca raconte les aventures de Ponto et en profite pour faire un clin d’œil aux absurdités bureaucratiques et à la corruption qui teinte le monde de la construction.

Critique humoristique

«Dans un tableau, Ponto voit un ministre et un entrepreneur s’échanger une enveloppe brune», raconte la bédéiste. Dans un autre, le jeune cône est bien découragé d’apprendre que son confrère a surveillé le même nid-de-poule pendant plus d’un an.

«Je critique gentiment les cols bleus et la bureaucratie», avoue Mme Mignacca le sourire aux lèvres.

Ponto est aussi présent sur Twitter, où il partage des photos de cônes oubliés ou de chantiers qui traînent. Il interpelle même parfois directement des élus municipaux.

La bédéiste Tania Mignacca dessine chaque semaine une courte BD mettant en scène son personnage de cône orange, Ponto, et inspirée par les nids-de-poule et autres chantiers montréalais.
Photo courtoisie

Mascotte de cône

La jeune femme croit que son personnage de cône orange ferait un bon emblème de Montréal.

«C’est sûr que les touristes les remarquent lorsqu’ils visitent la ville», dit l’artiste, qui fabrique depuis deux ans des peluches de son petit Ponto.

«Une conseillère de Denis Coderre m’en a commandé un pour l’offrir au maire à Noël», mentionne-t-elle.

Ce n’est pas les projets qui manquent pour son Ponto.

Une BD pourrait voir le jour au début de 2016. Elle aimerait même fabriquer une mascotte à l’effigie de son personnage.

«Au Japon, chaque ville a sa mascotte, raconte-t-elle. Tous les ans, il y a un concours entre des villes de partout dans le monde pour désigner la plus belle mascotte.»

Et Tania Mignacca croit fermement que pour une fois, Montréal pourrait triompher grâce à un cône orange.