/news/currentevents
Navigation

Condamné à mort, Gus le chien attend son sort

Le boxer Gus, ici en compagnie de sa propriétaire, Marielle Brunet, est gardé dans un hôpital vétérinaire de Sorel-Tracy.
Photo courtoisie Le boxer Gus, ici en compagnie de sa propriétaire, Marielle Brunet, est gardé dans un hôpital vétérinaire de Sorel-Tracy.

Coup d'oeil sur cet article

Un chien condamné à mort pour avoir mordu une factrice est au cœur d’une bataille juridique qui s’étire depuis des mois.

L’animal, un boxer appelé Gus, a été condamné à l’euthanasie le mois dernier, au terme d’une poursuite intentée par la municipalité de Saint-Marc-sur-Richelieu contre la propriétaire du chien, Marielle Brunet, et la SPCA-Montérégie. Ces derniers viennent de porter en appel la décision, dans un ultime espoir de sauver la bête.

«Il faut sauver Gus de la mort», insiste François-Pierre Lussier, l'ex-conjoint de Mme Brunet.

«Je ne comprends pas l’entêtement de la Ville à faire euthanasier ce chien, sans prêter oreille à la solution qu’on propose», renchérit l’avocate Louise Harbour, qui représente la propriétaire dans cette affaire.

« Je ne comprends pas l’entêtement de la Ville à faire euthanasier ce chien. » – Louise Harbour, avocate

Toute cette saga s’est amorcée en octobre­­ dernier lorsqu’une employée de Postes Canada a cogné à la porte de Mme Brunet pour lui livrer du courrier.

La factrice Nancy Alain a raconté en cour avoir été mordue à plusieurs reprises, notamment à l’aine et aux parties génitales, après que Mme Brunet eut ouvert la porte. Transportée d’urgence à l’hôpital, elle a subi 11 points de suture aux poignets, indique le jugement de la cour.

Le boxer Gus, ici en compagnie de sa propriétaire, Marielle Brunet, est gardé dans un hôpital vétérinaire de Sorel-Tracy.
Photo courtoisie

« Dangereux »

Le mois suivant, l’inspecteur de la Ville procédait à la saisie du chien. Dans son rapport, il décrit Gus comme «agressif et dangereux», et souligne que sa propriétaire contrevient au règlement municipal en gardant ce chien qui a déjà mordu deux autres personnes.

Une cycliste a raconté en cour avoir subi une morsure au mollet, tandis que le propriétaire du logement de Mme Brunet dit avoir été «pincé» aux parties génitales par les crocs de ce boxer mâle.

Le juge Luc Alarie s’est rangé du côté de la Ville et a condamné Gus à l’euthanasie, estimant qu’il présente «un danger sérieux».

Mais la défense n’est pas de cet avis et plaide pour que le chien soit remis­­ à la SPCA-Montérégie, l’organisme­­ qui a confié Gus en adoption à Mme Brunet en 2009.

Selon Me Harbour, Marielle Brunet était sans doute «la pire personne pour garder ce chien». C’est une dame qui a été victime d’un acte criminel dans le passé et qui est depuis «extrêmement nerveuse», soutient l’avocate, qui dit travailler gratuitement depuis des mois pour que Gus ait une seconde chance.

«On le garderait à la SPCA jusqu’à la fin de sa vie. Il ne serait pas confié en adoption», assure Linda Robertson, directrice de la SPCA-Montérégie.

L’avocat de Saint-Marc-sur-Richelieu, Armand Poupart, a réitéré la volonté de la Ville d’euthanasier Gus, «par respect pour la victime».

Une audience a été fixée au 11 septembre au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.