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Non au burkini

Non au burkini
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Pendant quelques jours, une photo a enflammé les médias sociaux, celle d’une femme en burkini dans la piscine du zoo de Granby. Le burkini, c’est ce maillot de bain islamiquement correct qui couvre l’ensemble du corps un peu à la manière d’une combinaison de plongée.

Pendant quelques jours, une photo a enflammé les médias sociaux, celle d’une femme en burkini dans la piscine du zoo de Granby. Le burkini, c’est ce maillot de bain islamiquement correct qui couvre l’ensemble du corps un peu à la manière d’une combinaison de plongée.

Dans les médias, on a vite crié à l’intolérance, à l’islamophobie et au racis­me. On s’est imaginé le peuple comme un animal sauvage rêvant de déchiqueter une femme seulement coupable d’être différente.

L’argument de nos multiculturalistes est toujours le même: en quoi cela me dérange-t-il que cette femme décide de porter le burkini ou la burqa, ou le niqab, ou le simple voile? C’est son choix, non? Certaines personnes portent la coupe punk ou le string, d’autres, étrangement, se tatouent même le corps intégralement, pourquoi ne pas se montrer tolérant envers une simple marque de pudeur ostentatoire?

Intégration ?

Les choses ne sont toutefois pas aussi simples. À les entendre, la société n’existe plus, il n’y a que des millions d’individus blindés dans leurs droits. Surtout, on ne saurait traiter le burkini comme un symbole parmi d’autres. Il symbolise non seulement de manière grossière l’infériorisation des femmes. Il représente aussi un refus manifeste, agressif et militant de la société d’accueil, à laquelle on dit qu’on ne s’intégrera jamais.

L’immigrant qui arrive ici ne devrait pas seulement respecter nos lois. Il devrait aussi respecter nos mœurs.

On ne peut pas faire semblant que l’intégration de l’islam en Occident se passe comme un conte de fées. Sans aucun doute, dans l’affaire du zoo de Granby, il y a eu des commentaires très condamnables. On ne saurait pour autant assimiler le malaise devant le burkini au racisme. Actuellement, on renverse la logique du bon sens. On voudrait que la société d’accueil se sente coupable d’avoir un malaise devant un symbole qui n’a manifestement pas sa place chez elle.

«Nous ne sommes pas en Arabie». Derrière cette formule souvent répétée, les gens disaient simplement: à Rome, fais comme les Romains. L’immigrant qui arrive ici ne devrait pas seulement respecter nos lois, ce qui va de soi et ce qui arrive à peu près tout le temps. Il devrait aussi respecter nos mœurs. Il devrait chercher à se les approprier pour vraiment s’intégrer et ne pas pratiquer le séparatisme ethnoreligieux.

Le Québec méprisé

Hélas, pour les multiculturalistes, la culture de la société d’accueil ne compte plus. Le Québec deviendrait une société anglophone ou hispanophone, à majorité chinoise ou, pourquoi pas, à 50 % musulmane, pour peu qu’il conserve sa charte des droits, il demeurerait le Québec et on ne devrait rien dire. On nous expliquera simplement, d’un ton faussement posé, que le monde change, probablement pour le mieux, et qu’on ne peut rien y faire de toute façon.

Mais ce n’est pas le cas. Le Québec, c’est davantage qu’une charte des droits. Il a une histoire, une langue, une identité, des mœurs. Il est en droit de vouloir les conserver et d’éviter que par une immigration mal intégrée, sa culture, un jour, n’en soit plus qu’une parmi d’autres sur son territoire. Évidemment, tout le monde n’est pas pareil. La vie foisonne, elle a mille visa­ges. Mais un pays est en droit de distinguer ce qui est acceptable ou non chez lui. Le burkini ne l’est pas.