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Rabrouée par le tribunal, une mère doit payer des frais

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Jugeant qu’ils étaient responsables des problèmes de son fils, une mère de Montréal a traîné devant la cour un enseignant et une directrice d’école, mais c’est finalement elle qui s’est fait rabrouer par le tribunal.

Evelyn Lockett réclamait plus de 10 000 $ aux deux membres du personnel de l’école spécialisée anglophone Le Sommet devant la Cour des petites créances. Elle s’est retrouvée à devoir verser 280 $ en frais de contestation.

Le fils de Mme Lockett souffre d’un handicap intellectuel. Il recevait un enseignement adapté dans cette école privée afin d’être «le plus indépendant et autonome possible», lit-on dans la première décision datant du 6 août.

Pas d’apprentissage

Bien qu’anglophone, Mme Lockett souhaitait que son fils apprenne le français. Elle reprochait à la directrice de l’école Gloria-Cherney de ne pas avoir permis à son fils d’apprendre suffisamment cette seconde langue.

Elle revendiquait les 7000 $ que lui a coûté l’embauche d’une orthophoniste pour lui apprendre notamment à analyser des textes. Mais la directrice ainsi qu’une conseillère pédagogique de l’école ont expliqué que le fils de Mme Lockett éprouvait plus de difficulté que les autres enfants en français. Il était classé dans le plus bas niveau, ce qui rendait impossible l’enseignement de l’analyse de textes. L’objectif était plutôt de tenter de lui faire apprendre des mots de tous les jours.

La juge a considéré que la directrice de l’école ne pouvait pas assumer la responsabilité de l’enseignement qu’a reçu le fils de Mme Lockett.

« Négligence »

«L’enseignement prodigué au fils de la demanderesse l’a été par les enseignants de l’école. La [directrice] ne peut pas être tenue responsable des supposées lacunes dans cet enseignement», a écrit la juge Diane Quenneville.

Dans un autre dossier, Mme Lockett a aussi poursuivi un enseignant de la même école, Domenic De Lisi, qui s’occupait de l’organisation d’un voyage au Japon. Le fait que son fils n’ait pas pu être inscrit au voyage découlait, selon elle, de la «négligence» du professeur.

Pourtant, M. De Lisi a lui-même déboursé les 99 $ nécessaires à l’inscription du fils de Mme Lockett puisque le chèque qu’elle avait transmis a été refusé. C’est même l’école Le Sommet qui lui a remboursé la somme.

Mme Lockett n’a pas non plus effectué le deuxième paiement qui était de 400 $ et son fils ne s’est pas présenté aux deux rencontres de préparation pour le voyage.

«C’est avec raison que [l’enseignant], devant ces faits, a retenu l’inscription d’un autre enfant», a conclu la juge.

 

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