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Des parents pourraient refuser le cours d’éducation sexuelle pour leurs enfants

Certains pourraient garder leurs enfants à la maison

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Les parents qui ne sont pas d'accord avec le retour du programme d’éducation à la sexualité dans les écoles du Québec pourraient décider de garder leurs enfants à la maison, prévient l’Association des parents catholiques du Québec.

«Le ministre peut bien radoter ce qu’il veut, si un parent décide que son enfant n’assistera pas au cours d’éducation sexuelle, il peut exercer son droit de le retirer», fait valoir Marie Bourque, vice-présidente de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ).

«Cette position, nous la recommandons en tout temps aux parents qui nous consultent. L’autorité parentale doit primer sur la structure scolaire», dit-elle.

En 1992, l'APCQ avait demandé et obtenu du ministère de l'Éducation le droit à l'exemption du cours d’éducation à la sexualité, rappelle Mme Bourque.

«L’éducation sexuelle de l’époque incitait les jeunes à l’émancipation sexuelle. Comme s’il était normal et banal qu’un enfant soit actif sexuellement, alors que l’on sait que ce n’est pas une bonne chose quand on est jeune; ça déséquilibre toute notre vie», plaide-t-elle.

Pour l’instant, l’APCQ n’aurait pas «la masse critique» de parents, pour exiger à nouveau une exemption du cours d’éducation à la sexualité.

Les sexologues ignorés

Le projet pilote d’éducation à la sexualité déployé dans 15 écoles du Québec inquiète également l’Ordre professionnel des sexologues du Québec, dont aucun membre n’a été consulté par le ministère de l’Éducation dans l’élaboration du programme.

«Nous sommes les spécialistes de la sexualité humaine au Québec. Notre rôle est la protection du public. Qui va donner l’enseignement aux jeunes? Comment seront-ils formés? Sauront-ils interagir avec les élèves? Nous sommes inquiets», confie Nathalie Legault, présidente de l’Odre professionnel des sexologues du Québec.

La responsable du dossier au ministère de l’Éducation a décliné notre demande d'entrevue.

Un porte-parole a toutefois fait savoir qu’on estimait, en s’appuyant sur un énoncé de l’UNESCO, que «les personnes qui feront l’éducation à la sexualité n’ont pas besoin d’être des experts de haut niveau».