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La commission Robillard appuie l’école privée

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En mettant le «cap sur la performance» du gouvernement du Québec, la commission Robillard donne son appui au financement public des écoles privées. Son argument: le gouvernement québécois réalise des économies substantielles avec le réseau des 180 écoles privées subventionnées partiellement par l’État.

En mettant le «cap sur la performance» du gouvernement du Québec, la commission Robillard donne son appui au financement public des écoles privées. Son argument: le gouvernement québécois réalise des économies substantielles avec le réseau des 180 écoles privées subventionnées partiellement par l’État.

À preuve, il en coûte à l’État la somme de 8520 $ par année pour un élève du secteur public, alors qu’un élève du secteur privé subventionné lui revient à 4068 $ par tête. Méchant rabais de 4452 $ par élève fréquentant l’école privée, lequel rabais est évidemment assumé par la contribution financière des parents et autres sources de financement privé.

La subvention annuelle aux écoles privées atteint les 472 millions $ et soutient 116 000 élèves. Comment le gouvernement du Québec peut-il se retrouver dans le camp des perdants s’il met fin à cette subvention du privé?

Selon la commission Robillard sur la révision permanente des programmes, une grande partie des élèves inscrits au privé réintégreraient à ce moment-là l’école publique, la facture du privé devenant trop lourde à supporter pour les parents.

Par conséquent, le gouvernement du Québec verrait sa facture de l’école publique augmenter sensiblement. Ainsi au lieu d’économiser, le gouvernement écoperait d’une surcharge financière nette allant de 115 millions à plusieurs centaines de millions, selon l’ampleur de la migration du privé vers le public.

La commission Robillard vient de jeter une douche froide sur les détracteurs de l’école privée qui souhaitent voir Québec leur couper les vivres dans le but de rapatrier cet argent dans le secteur public!

LA SAQ

La Société des alcools du Québec (SAQ) s’est fait varloper le bilan. La commission Robillard trouve que la SAQ affiche des résultats décevants et c’est pourquoi elle recommande au gouvernement Couillard de mettre fin à son monopole. Elle estime que la SAQ affiche un ratio des frais d’administration sur les ventes nettement trop élevé à comparer à ses semblables des autres provinces.

La solution pour forcer la SAQ à améliorer sa performance du commerce des vins et spiritueux?

Libéraliser cette activité en ouvrant la porte à la concurrence privée.

Avis aux clients de la SAQ. Si la rentabilité du commerce d’alcool augmente, c’est le gouvernement qui empochera et non les consommateurs.

REVENU QUÉBEC

En matière d’administration fiscale, le Québec coûte cher à ses citoyens. On est aux prises avec deux déclarations de revenus, deux administrations fiscales.

Transférer les activités de Revenu Québec entre les mains de Revenu Canada ferait économiser 400 millions par année au gouvernement du Québec, selon la commission Robillard.

Maintenant, oubliez cela. Jamais le Québec ne cédera le contrôle de Revenu Québec au fédéral.

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