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Le coût de la ville

Foule dans la comptabilité. Pas dans les manèges...

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Vous me direz qu’il était temps de faire quelque chose, d’y penser deux fois plutôt qu’une. D'y regarder d'un peu plus près...

Vous redoutiez bien, comme toute personne sensée, que ça ne tourne pas rond. Les taxes municipales n’augmentent pas pour rien, même si autour de nous, rien ne change: les chantiers publics ferment à 15h45 et le pissenlit grandit dans les rides du macadam usé, fini, décrissé et déprimant.

S’il augmente, le coût de la ville, c’est qu’on dépense quelque part. Sans compter, ou si peu qu’on finit par oublier la masse des moutons taxables qui paient au bout du comptoir... C’est le modèle parasitaire, déresponsabilisant, qui veut ça...

Ainsi redécouvrons-nous Expo-Cité. Une excroissance de l’administration municipale où l’on jonglait avec les chiffres depuis des décennies. Gonfler les chiffres, comme au CLD, le Centre local de la dépense, qu’on a heureusement passé à la trappe. En laissant au personnel le premier choix des meubles; la goinfrerie municipale mène à l’absurde...

Et puis voilà le Carnaval, le festival grabataire, qui se retrouve sous les projecteurs, avec «consultant» payé en douce, sans qu’on sache vraiment pourquoi; les petits secrets de ce genre sont généralement partagés par des adultes consentants...

Le Carnaval, vestige d’autre époque, dépassé, passé date, cul-cul, quétaine, objet de dérision. Le Carnaval, un bel exemple de comptabilité municipale. Une organisation qui navigue de déficit en déficit, sous le nez de nos édulcorés représentants. Une fois les poches pleines, les quêteux retendent la main, et ainsi de suite... De déficit en déficit jusqu’à la retraite... Dans Charlevoix ou en Floride...

«Le Carnaval, on y croit», a pourtant dit le maire Labeaume, quasiment ému devant la momie locale...

Il devrait savoir, lui plus que quiconque, que le carnaval, c’est comme l’indépendance, ça n’intéresse plus grand monde...

Le Carnaval, Expo-Cité, CLD, etc. Il est fascinant de constater avec quelle facilité les inconnus parviennent à se trouver une planque.

C’est vrai qu’ils n’ont qu’à dire un mot : «Culturel»! Ou mieux : «C’est NOTRE culture»...

Et le tour est joué. On frissonne soudainement, on opine du bonnet, et passent ainsi, n'importe où, les comptes à payer!

Les minoritaires ont le droit fondamental de s’offrir n’importe quoi, à commencer par des festivals de la vanité, peu importe les  abus salariaux et les organigrammes olympiques...

Expo-Cité et le Carnaval ne sont que des variantes du même modèle; il donne une raison d’être aux incapables et aux médiocres.

Leur véritable utilité est ailleurs: dans le brouhaha festif, on oublie collectivement le vide sidéral de notre époque. Quelle chance, quel bonheur, avons-nous, n’est-ce pas, de se satisfaire de peu...